Sublio aux Thermes de Balaruc, plainte contre un candidat et hommage à Mèze : l'actualité de Sète et du bassin de Thau
Sublio, plainte et hommage : actualité de Sète et bassin de Thau

L'actualité politique et thermale à Sète et dans le bassin de Thau

La semaine écoulée a été riche en rebondissements dans la région de Sète et du bassin de Thau, mêlant controverses thermales, procédures judiciaires et gestes politiques inattendus. Trois événements ont particulièrement marqué l'actualité locale, illustrant les tensions et les évolutions du paysage politique et économique.

La polémique Sublio aux Thermes de Balaruc-les-Bains refait surface

Thierry Cours, candidat aux élections municipales à Balaruc-les-Bains, a relancé le débat autour de la technologie Sublio, un dossier qui avait défrayé la chronique. Dans une lettre distribuée aux habitants et intitulée "Retour sur un fiasco qui a coûté près d'un million d'euros au contribuable balarucois", il revient sur cette technologie que les Thermes ont dû retirer sur demande de la préfecture.

L'ancien président de la Spleth, de septembre 2020 à mai 2021, rappelle qu'il s'était opposé à son interdiction pour des raisons réglementaires, financières et thérapeutiques. Il critique sévèrement les décisionnaires de l'époque, ciblant notamment les élus administrateurs des Thermes, le candidat Christophe Rioust et le maire sortant. "Dans cette affaire, tous les décisionnaires ont failli", affirme-t-il, estimant qu'un examen sérieux du dossier aurait conduit aux mêmes conclusions que les siennes.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Plainte pour diffamation contre Thierry Cours

En réponse aux accusations de Thierry Cours, les Thermes de Balaruc-les-Bains ont passé à l'action. Après avoir menacé de poursuites en décembre dernier, suite à un courrier virulent du candidat dénonçant "la gestion chaotique et clientéliste" de l'établissement, ils ont officiellement déposé plainte pour diffamation.

Paul-François Houvion, directeur général des Thermes, a confirmé cette démarche le lundi 16 février, exprimant son regret face à "ces paroles injustes" portant sur le travail réalisé. "Sur ce point, je veux être clair. Je ne laisserai pas salir les Thermes de Balaruc et ses équipes. Nous méritons le respect", a-t-il déclaré, soulignant la détermination de l'institution à défendre sa réputation.

Un hommage rare à un opposant politique à Mèze

Dans un geste peu commun, Thierry Baëza, maire de Mèze, a tenu à saluer publiquement Gilles Phocas, son opposant historique au conseil municipal, qui a décidé de se retirer de la vie politique. Lors du dernier conseil de la mandature, le maire a reconnu les qualités de son adversaire, malgré leurs divergences d'opinions.

"Bien que nous n'ayons pas toujours partagé les mêmes opinions avec Gilles Phocas, je reconnais son sérieux et sa maîtrise des dossiers, et surtout ses 23 années de présence au conseil municipal", a affirmé Thierry Baëza. Absent pour des raisons professionnelles liées à son rôle de dirigeant du club de football, Gilles Phocas a répondu sur les réseaux sociaux sur un ton similaire, remerciant le maire pour son respect et son écoute, et le félicitant pour le travail accompli avec son équipe.

Une semaine chargée en émotions et en controverses

Ces événements illustrent la dynamique complexe de la vie locale dans le bassin de Thau. Entre les querelles autour de la gestion des Thermes de Balaruc et les gestes de reconnaissance politique à Mèze, la région montre à la fois ses tensions et sa capacité à évoluer. Les prochaines semaines promettent d'être tout aussi animées, avec les élections municipales en ligne de mire et les suites judiciaires à venir.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale