Une visite sous la pluie pour un double objectif
Le vendredi 27 février 2026, l'ancien Premier ministre Les Républicains Michel Barnier, désormais député de Paris, a effectué une visite dans le département de la Charente-Maritime. Malgré une pluie battante, il a parcouru les zones sensibles du littoral royannais touchées par l'érosion marine et les quartiers de Saintes affectés par les crues récentes.
Un constat alarmant des phénomènes climatiques
Du phare de la Coubre au sentier des douaniers à Saint-Palais-sur-Mer en passant par la Saintonge, Michel Barnier a pu observer directement l'ampleur des dégâts causés par les éléments. Un nouvel effondrement était visible sur le sentier des douaniers à Saint-Palais-sur-Mer, face au pont du diable, illustrant la vulnérabilité croissante du territoire.
Cette visite avait également une dimension politique, puisqu'elle s'inscrivait dans le cadre d'un soutien à Pierre Bernardaud, candidat aux élections municipales à Saint-Palais-sur-Mer. Les deux hommes entretiennent des liens familiaux, ce qui a ajouté une dimension personnelle à ce déplacement.
Le "fonds Barnier" au cœur des discussions
L'occasion était idéale pour évoquer l'utilité du "fonds Barnier", créé en 1995 pour faire face aux risques naturels. Christophe Plassard, député Horizons de la cinquième circonscription de la Charente-Maritime qui accompagnait la visite, a souligné la pertinence de cette démarche : "Avoir la possibilité de faire venir le principal intéressé pour nous parler de ce fonds alors qu'on a de réels problèmes d'inondations et d'érosion de la bande côtière était cohérent".
Michel Barnier a présenté cet outil comme "original" et permettant d'anticiper les catastrophes. "Ça peut être utile dans le cas d'un risque récurrent comme celui des inondations vécues par la ville de Saintes", a-t-il expliqué. "Un recours à ce fonds après une déclaration d'utilit publique peut être envisagé pour indemniser des gens en danger obligés de quitter leurs logements. Il a déjà été utilisé des dizaines et des dizaines de fois".
Adapter les lois face aux nouveaux défis
Si certaines habitations du littoral royannais pourraient être menacées dans les décennies à venir, l'ancien Premier ministre a insisté sur la nécessité d'élargir le champ d'application du fonds pour inclure les risques liés à l'avancée de la mer. "Aller voir sur place ce qui se passe permet d'ajuster les lois et de les faire évoluer. Il faut savoir s'adapter", a-t-il martelé.
Cette visite mixte, à la fois politique et environnementale, souligne les défis croisés auxquels font face les territoires côtiers français, où les enjeux électoraux se mêlent aux urgences climatiques.



