Gallup tourne la page sur une tradition historique
L'institut de sondage américain Gallup a annoncé la fin de son suivi régulier de la popularité des présidents des États-Unis, une série démarrée en 1938 sous Franklin D. Roosevelt. Cette décision marque la fin d'une tradition qui a permis de mesurer l'opinion publique pendant plus de huit décennies.
Un suivi démarré sous Franklin D. Roosevelt
Le premier sondage de popularité présidentielle de Gallup a été réalisé en 1938, sous la présidence de Franklin D. Roosevelt. Depuis, l'institut a suivi l'approbation publique de tous les présidents américains, fournissant des données précieuses pour les analystes politiques et les historiens.
Cette série de sondages a permis de documenter les fluctuations de popularité en fonction des événements nationaux et internationaux, des crises économiques et des décisions politiques majeures.
Les raisons de cette décision
Gallup n'a pas précisé les raisons exactes de cette décision, mais elle intervient dans un contexte où les méthodes de sondage traditionnelles sont remises en question. L'augmentation des taux de non-réponse et les changements dans les habitudes de communication des citoyens compliquent la collecte de données représentatives.
De plus, la polarisation politique croissante aux États-Unis rend plus difficile l'interprétation des résultats de popularité présidentielle.
Impact sur l'analyse politique
La fin de ce suivi régulier par Gallup laisse un vide dans le paysage des sondages politiques américains. D'autres instituts, comme Pew Research Center et Quinnipiac University, continueront probablement à mesurer la popularité présidentielle, mais la série historique de Gallup était unique par sa longévité et sa méthodologie cohérente.
Les données de Gallup ont été utilisées dans de nombreuses études académiques et analyses médiatiques pour comprendre l'évolution de l'opinion publique américaine.
L'héritage de Gallup
Malgré la fin de ce suivi spécifique, Gallup continue ses activités de sondage sur d'autres sujets, notamment l'économie, le bien-être et les valeurs sociales. L'institut reste l'un des acteurs majeurs du secteur des études d'opinion aux États-Unis et dans le monde.
La décision de mettre fin à cette série historique reflète peut-être une adaptation aux changements du marché des sondages et aux nouvelles priorités de recherche.