Le 2 mai prochain, le match entre Andrézieux et Nîmes Olympique se déroulera sans les supporters nîmois. Dans un arrêté du 22 avril, la préfète de la Loire, Muriel Nguyen, a interdit à toute personne se prévalant de la qualité de supporter de Nîmes Olympique d'accéder au stade de l'Envol Stadium Andrézieux Boutheon et à ses abords. Cette mesure s'étend également au périmètre du stade Geoffroy-Guichard de Saint-Étienne, situé à 17 kilomètres.
Des incidents anciens invoqués
La préfète justifie sa décision en évoquant des incidents survenus en 2018, lors desquels des supporters ultras de Nîmes avaient blessé deux CRS. Cependant, pour Laurent Tourreau, directeur général de Nîmes Olympique, cette interdiction est sans lien avec les récents débordements de l'AS Cannes. Il rappelle que l'arrêté est antérieur au match de samedi soir.
Deux matches le même jour
Le 2 mai, deux rencontres sportives se tiendront simultanément : Rodez contre Saint-Étienne en Ligue 2 et Andrézieux contre Nîmes en National 2. Seuls les supporters de Nîmes sont privés de déplacement, ce que le maire de Nîmes, Vincent Bouget, a qualifié d'"injustifié", "disproportionné" et "surprenant". Il a demandé une réévaluation de l'arrêté.
Des arguments contestés
La préfète fonde son arrêté sur des éléments de circonstances, comme le risque d'attentat, la faible capacité d'accueil de la tribune visiteur à Rodez, ou la probabilité de présence des ultras stéphanois dans la métropole. Ces arguments sont jugés hors de propos par les supporters nîmois, qui ont déposé un référé devant le tribunal administratif de Lyon. L'audience publique est fixée au jeudi 30 avril à 11 heures.



