Il avait 16 ans au moment des faits. Le frère de l'assaillant de l'attentat djihadiste d'Arras, qui avait coûté la vie au professeur Dominique Bernard en 2023, est actuellement retenu administrativement et expulsable vers la Russie. L'AFP a consulté une décision de justice qui le confirme.
Mise en examen et détention
Ce jeune homme est mis en examen pour complicité d'assassinat et tentatives d'assassinat en relation avec une entreprise terroriste, ce qu'il conteste. Il a été écroué pendant deux ans et demi avant d'être remis en liberté et assigné à résidence sous surveillance électronique le 16 avril, sur décision de la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris.
Obligation de quitter le territoire
Toutefois, il faisait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français (OQTF) depuis le 8 avril. Le jour même de sa libération, il a été notifié d'un placement en rétention administrative, à 22h30, selon la décision de justice révélée par RTL. Il a déposé un recours le lendemain, rejeté le 22 avril. Sa rétention administrative a été prolongée jusqu'à la mi-mai.
Réaction des avocats
« Satisfaisant pour absolument personne »
« Pendant deux ans et demi, notre client a été maintenu en détention au motif qu'il risquerait de fuir la France. À peine libéré, l'administration a pourtant décidé de le placer en CRA afin de l'expulser vers son pays d'origine », ont réagi ses avocats, Ambroise Vienet-Legué et Margaux van der Have, à l'AFP.
« Il serait inacceptable qu'il ne puisse plus être présent en France pour faire valoir utilement ses droits en cette fin d'instruction. Dans l'hypothèse où il serait renvoyé devant une juridiction, le fait qu'il puisse être jugé en son absence et qu'il ne puisse pas s'expliquer ne serait satisfaisant pour absolument personne », ont-ils fait valoir.



