Le procès sur la mort du footballeur Diego Maradona se poursuit. Ce mercredi 17 juin, plusieurs proches ont une nouvelle fois accablé l’entourage médical de la star, décédée alors qu’elle était hospitalisée à domicile. Un accompagnateur thérapeutique, au chevet de Diego Maradona jusqu’à quelques semaines avant sa mort, a affirmé mercredi que l’entourage médical autour de la star hospitalisée à domicile exerçait une « manipulation » pour contrôler avec qui elle parlait.
Témoignage accablant
« J’ai été témoin de manipulations au téléphone », a déclaré mardi 16 juin Carlos Cottaro lors du procès à San Isidro, près de Buenos Aires, sur les circonstances autour de la mort en 2020 de l’idole du football argentin. Carlos Cottaro a souligné que le secrétaire de Maradona, Maximiliano Pomargo, décidait « si ses filles pouvaient le voir ou non ». « Les téléphones de Diego sonnaient, ils ne décrochaient pas », a expliqué Carlos Cottaro, pointant Maximiliano Pomargo et ses assistants.
Une équipe médicale défaillante ?
Maximiliano Pomargo ne figure pas parmi les personnes poursuivies, sept professionnels de santé (médecin, psychiatre, psychologue, infirmiers) étant jugés pour « homicide avec dol éventuel », c’est-à-dire des négligences commises en sachant qu’elles peuvent entraîner la mort. À l’instar d’autres témoins, M. Cottaro a certifié que la maison où Maradona avait été hospitalisé était dépourvue de matériel médical essentiel.
Maradona, mort après des heures d’agonie
Diego Maradona est décédé à 60 ans le 25 novembre 2020, d’une crise cardiorespiratoire couplée à un œdème pulmonaire, seul sur son lit dans une maison louée pour sa convalescence à Tigre (nord de Buenos Aires). Il a enduré, selon des témoignages de médecins légistes, plusieurs heures d’agonie. Trois autres prévenus se sont également exprimés mardi, dont le médecin généraliste Pedro Di Spagna, qui s’était rendu à deux reprises dans la résidence à Tigre. Il a déclaré que la coordinatrice du prestataire de soins, sur le banc des prévenus, lui avait intimé de ne plus revenir assurer le suivi de son patient.



