Le ministre de la Justice Gérald Darmanin a exprimé mercredi sur France Inter son inquiétude face à la dynamique électorale actuelle, estimant que le second tour de la prochaine élection présidentielle pourrait opposer Jean-Luc Mélenchon à Marine Le Pen ou Jordan Bardella. Selon lui, il faut être "bouché à l'émeri" pour ne pas voir cette perspective, en raison de l'usure du pouvoir, de l'importance d'un parti de la colère et du manque d'écoute des difficultés des Français.
Un constat alarmant pour son camp
Le garde des Sceaux a pointé du doigt l'incapacité de son propre camp à produire des idées nouvelles. Il a critiqué aussi bien Gabriel Attal, patron de Renaissance, qu'Édouard Philippe, pourtant un "ami". Selon plusieurs proches, ce dernier avait proposé à Darmanin de devenir son directeur de campagne pour la présidentielle, mais a depuis débauché sa conseillère spéciale, Marie Guévenoux. Darmanin a rappelé l'importance d'avoir des convictions et sa propre "fibre sociale", déplorant ne trouver ses idées nulle part.
Ambitions pour 2027
Interrogé sur ses propres ambitions élyséennes pour 2027, Darmanin a répondu avec la formule arabe "Inch'Allah", signifiant "si Dieu le veut", ajoutant que cette élection sera sans doute la plus importante depuis 30 ou 40 ans. Membre de tous les gouvernements Macron depuis 2017, sauf celui de Michel Barnier, il semble vouloir se positionner comme une alternative sociale au sein de la majorité.



