Nemesis : ex-militant RN adepte du salut nazi autour d'Alice Cordier
Nemesis : ex-RN et salut nazi autour d'Alice Cordier

Autour d'Alice Cordier et Nemesis : un ex-militant RN adepte du salut nazi

Une enquête du journal Libération met en lumière les liens troubles entre l'influenceuse d'extrême droite Alice Cordier, fondatrice du collectif Nemesis, et un ancien militant du Rassemblement National (RN) connu pour ses saluts nazis. Ce dernier, identifié comme étant un proche de Cordier, participerait activement aux actions du groupe, suscitant l'inquiétude des observateurs.

Un passé sulfureux

L'homme en question, dont le nom n'a pas été divulgué, a été exclu du RN après la diffusion de photos où il effectuait le salut nazi lors de rassemblements. Malgré cela, il continue de fréquenter les cercles d'extrême droite et serait devenu un pilier de Nemesis, le collectif fondé par Alice Cordier en 2021. Nemesis se présente comme un mouvement de défense des femmes, mais est régulièrement accusé de véhiculer des idées identitaires et xénophobes.

Des liens étroits avec l'extrême droite radicale

L'enquête révèle que cet ex-militant RN participe à des réunions stratégiques et à des actions de terrain de Nemesis. Il aurait notamment été présent lors d'opérations de communication controversées, comme des distributions de tracts devant des lycées ou des manifestations contre l'immigration. Alice Cordier, de son côté, n'a pas condamné ces agissements, préférant minimiser l'importance de ce passé.

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Une instrumentalisation du féminisme

Plusieurs associations féministes dénoncent une récupération de la cause des femmes par Nemesis, qui utiliserait des thèmes comme les violences sexuelles pour promouvoir un agenda politique d'extrême droite. La présence de cet ancien militant RN renforce ces accusations. « Nemesis n'est pas un mouvement féministe, mais une vitrine pour des idées radicales », dénonce une porte-parole d'une association de défense des droits des femmes.

Des conséquences politiques possibles

Cette affaire pourrait avoir des répercussions pour le RN, qui tente de se normaliser et de rompre avec ses éléments les plus extrémistes. Le parti a déjà exclu ce militant, mais ses liens avec Nemesis et Alice Cordier, figure montante de l'extrême droite, pourraient nuire à cette stratégie. « Le RN doit clarifier ses positions face à ces dérives », estime un politologue interrogé par Libération.

Un silence embarrassant

Contactée par le journal, Alice Cordier n'a pas souhaité commenter ces révélations. Son collectif Nemesis continue pourtant de gagner en visibilité, notamment sur les réseaux sociaux, où il compte des milliers d'abonnés. Cette enquête soulève des questions sur la perméabilité entre certains mouvements féministes radicaux et l'extrême droite, ainsi que sur la difficulté à endiguer la propagation d'idées néonazies.

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