Rania Ameur, étudiante algérienne de 23 ans en médecine à l'Université de Lille, pourra finalement poursuivre sa scolarité en France. Le préfet du Nord a levé l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) qui pesait sur elle depuis 2023, lui accordant un titre de séjour étudiant, renouvelable chaque année universitaire, a-t-il annoncé lundi 10 août.
Un parcours exemplaire reconnu
Arrivée à Dunkerque à l'adolescence avec ses parents, Rania Ameur a obtenu son bac avec mention et préside les étudiants de médecine de Lille. Elle n'a jamais reçu la moindre amende. Pourtant, depuis sa majorité, elle se voyait refuser un titre de séjour, ce qui entraînait automatiquement une OQTF. « Or à partir du moment où on refuse le titre de séjour, l'OQTF est automatique. Et pour la plupart des gens, OQTF égale délinquance », a regretté la jeune femme, qui a vécu cette situation « comme une grande violence, une humiliation même ».
Un large soutien
La jeune femme a bénéficié du soutien de nombreuses personnalités, dont Régis Bordet, président de l'Université de Lille, et Patrice Vergriete, ancien ministre et président de la communauté urbaine de Dunkerque. Une pétition en ligne réclamant sa régularisation a recueilli 15 000 signatures. L'Université de Lille s'est dite soulagée « qu'une solution ait été trouvée afin qu'elle puisse continuer ses brillantes études dans notre établissement ».
Une carrière en cardiologie
À la rentrée, Rania Ameur entamera sa quatrième année universitaire avec plus de sérénité, parallèlement à son stage au CHU de Lille. Elle se destine à une carrière en cardiologie. Cette décision du préfet du Nord met fin à des années d'incertitude pour cette étudiante modèle, qui pourra désormais se consacrer pleinement à ses études et à son avenir professionnel en France.



