La diaspora iranienne de Montpellier mobilisée contre le régime de Téhéran
Iraniens de Montpellier mobilisés contre le régime

La diaspora iranienne de Montpellier se mobilise contre le régime de Téhéran

Ce samedi 7 mars, une soixantaine de personnes issues de la communauté iranienne de Montpellier s'est rassemblée sur la place de la Comédie. Malgré une pluie persistante, les manifestants n'ont pas cédé un pouce de terrain dans leur détermination à dénoncer le régime des Gardiens de la révolution islamique, qui dirige l'Iran depuis quarante-sept longues années.

Un soutien affiché à l'intervention américano-israélienne

Les participants à cette manifestation ont clairement affiché leur soutien à l'intervention du duo américano-israélien en Iran. Drapeaux et pancartes appelant à une action militaire étaient nombreux parmi la foule, témoignant d'une attente concrète de changement par la force extérieure. La petite communauté iranienne de Montpellier, qui compte environ trois cents familles, était présente en nombre pour cette démonstration de solidarité avec le peuple iranien.

Les manifestants ont notamment exhibé les portraits des victimes du régime qu'ils qualifient de "fondamentaliste islamique". Selon leurs affirmations, ce régime aurait réprimé les manifestations en faisant plus de trente mille victimes au cours de son existence, un chiffre qui souligne la gravité de la situation selon les organisateurs de la manifestation.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

"Nous sommes occupés, comme la France pendant la Seconde Guerre mondiale"

Anaïd, une Franco-Iranienne expatriée depuis trente ans et installée à Montpellier depuis une douzaine d'années, a livré un témoignage poignant lors du rassemblement. "Nous sommes occupés, comme la France pendant la Seconde Guerre mondiale, sauf que nous sommes occupés par des religieux fondamentalistes", a-t-elle déclaré avec émotion. Cette comparaison historique forte résume le sentiment d'oppression qui anime de nombreux membres de la diaspora iranienne.

Anaïd s'est dite réjouie de l'intervention des États-Unis et de la mort du guide suprême Ali Khamenei, qu'elle décrit avec des mots sans équivoque : "Il est comme les Gardiens de la Révolution : mort mais pas enterré. Pour l'instant, ça pue, mais nous allons les mettre dans la poubelle de l'histoire." Son langage imagé traduit une colère accumulée pendant des décennies d'exil et d'opposition au régime en place.

Un espoir placé dans le retour de Reza Pahlavi

Comme une partie significative de la communauté iranienne en exil, Anaïd se dit favorable au retour au pouvoir, au moins temporaire, de Reza Pahlavi, fils du dernier Shah d'Iran. Elle le juge capable de mener le peuple iranien "vers la démocratie" et affirme avec conviction : "Nous sommes mûrs pour cela. Ensuite, les Iraniens choisiront la forme de cette démocratie."

Cette vision d'une transition politique menée par une figure historique avant l'établissement d'un système démocratique choisi par le peuple iranien lui-même représente l'espoir de nombreux manifestants présents ce samedi à Montpellier.

Un appel à la France pour se positionner

De la France, Anaïd et les autres manifestants n'attendent qu'une chose : "Que le pays soit du bon côté de l'Histoire, c'est-à-dire aux côtés du peuple iranien." Cet appel à un positionnement clair de la diplomatie française révèle l'attente des exilés politiques vis-à-vis de leur pays d'accueil.

Pour Anaïd, ce positionnement pourrait avoir une conséquence très personnelle : peut-être pourra-t-elle enfin retourner dans son pays natal, qu'elle n'a plus revu depuis trente longues années. Cette perspective illustre le lien profond qui unit les membres de la diaspora à leur terre d'origine, malgré les décennies de séparation forcée.

La manifestation de Montpellier s'inscrit dans un mouvement plus large de mobilisation de la diaspora iranienne à travers le monde, déterminée à faire entendre sa voix contre un régime qu'elle considère comme illégitime et oppressif. Le rassemblement du 7 mars démontre que, même à des milliers de kilomètres de Téhéran, la lutte pour la démocratie en Iran continue de mobiliser les cœurs et les esprits.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale