Villepin dénonce la diabolisation de LFI qui prépare la prise de pouvoir par l'extrême droite
Villepin: diaboliser LFI prépare la prise de pouvoir par l'extrême droite

L'ancien Premier ministre tire la sonnette d'alarme sur les risques politiques

Dans une prise de position remarquée, l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin a publié un long message sur le réseau social X (anciennement Twitter) dans lequel il analyse les réactions suite à la mort de Quentin Deranque, militant identitaire tué à Lyon la semaine dernière. L'ex-locataire de Matignon de 2005 à 2007 sous Jacques Chirac estime que la France traverse un moment critique comparable au « moment Charlie Kirk » aux États-Unis.

Une mise en garde contre la normalisation de l'extrême droite

Dominique de Villepin, probable candidat à l'élection présidentielle de 2027, dénonce avec force ce qu'il appelle la « diabolisation » de La France insoumise. Selon ses analyses, cette stratégie politique « prépare la prise de pouvoir par l'extrême droite » en créant un « corridor de respectabilité » pour le Rassemblement National.

« L'enjeu, c'est celui d'une prise de pouvoir sur les esprits. Nous approchons d'un point de non-retour. Quelque chose commence à nous échapper », alerte l'ancien chef du gouvernement dans son message publié jeudi 19 février 2026.

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Le refus de la symétrie des violences

L'ancien Premier ministre rejette catégoriquement ce qu'il qualifie de « fausse idée » de la symétrie des violences entre gauche et droite. Pour étayer son argumentation, il rappelle des données historiques significatives : « Depuis 1986, 59 morts sont attribués à l'ultradroite, contre 6 à l'ultragauche. C'est le retour des ligues ».

Villepin considère comme une « faute politique majeure » la tendance du centre-gauche comme de la droite à « renvoyer dos à dos toutes les radicalités comme si elles étaient de même nature, de même force, de même danger ». Il souligne que « les groupuscules violents d'extrême droite sont beaucoup plus nombreux » et que le RN est donné large favori pour les élections de 2027.

Les critiques envers La France insoumise

L'ancien Premier ministre n'épargne pas pour autant La France insoumise dans son analyse. Il appelle le mouvement à « récuser toute complaisance pour la violence » et critique la « radicalité » de sa « rhétorique » qui « finit par devenir une mécanique qui échappe à ceux qui prétendent la conduire » et « fait le jeu du RN ».

Cependant, Villepin insiste sur le danger principal : « Concentrer les coups sur LFI, par tactique, par confort, par calcul, on crée un corridor de respectabilité pour le RN, le privilège d'être la réponse au désordre qu'il prospère à entretenir ».

La mise en garde contre les apparences

L'ancien chef du gouvernement met également en garde contre ce qu'il appelle la « normalisation » de l'extrême droite, qu'il qualifie d'autre « fausse idée ». Pour illustrer son propos, il rappelle qu'« au lendemain d'une manifestation d'hommage à Quentin Deranque à Paris, les manifestants ont laissé sur les murs une traînée de croix gammées ».

Il conclut par cette mise en garde : « Ne nous laissons pas égarer par des façades repeintes », soulignant ainsi que malgré les apparences de normalisation, l'idéologie extrémiste demeure présente et active dans le paysage politique français.

Cette prise de position de l'ancien Premier ministre, qui se présente comme parlant non pas au nom d'un camp politique mais « d'une certaine idée de la République », intervient dans un contexte de forte polarisation politique et a été saluée au sein de la gauche radicale.

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