Boris Vallaud dénonce le manque de clarté du Parti Socialiste
Après un silence remarqué pendant la campagne des municipales, le député des Landes Boris Vallaud est revenu sur le devant de la scène cette semaine de manière très visible. Il a accordé une interview dès le lundi matin à Marc-Olivier Fogiel et a participé à un bureau national du Parti Socialiste particulièrement animé.
Sur les ondes de RTL, l'élu landais a vivement critiqué la stratégie adoptée par la direction du parti entre les deux tours des élections. Il s'est notamment insurgé contre les alliances à géométrie variable établies avec La France insoumise, pointant du doigt ce qu'il a qualifié de « manque de clarté évident ». « De nombreux citoyens français n'ont tout simplement pas compris quelle était la ligne de conduite réelle du parti », a-t-il regretté avec insistance.
Une position politique difficile à suivre
Observée depuis les Landes, la trajectoire politique de Boris Vallaud apparaît pour le moins sinueuse et complexe à décrypter. Proche allié d'Olivier Faure, le premier secrétaire du PS, durant les périodes de la Nupes en 2022 et du Nouveau front populaire en 2024, il s'est pourtant présenté contre lui lors du congrès du parti en juin dernier. Après s'être finalement rallié à lui entre les deux tours pour assurer sa victoire, le voilà désormais redevenu l'un des principaux pourfendeurs du leader socialiste.
En évoquant la notion de clarté, l'ironie de la situation n'échappe à personne. On a effectivement connu des positions plus limpides et cohérentes. Peut-être existe-t-il un décalage de perception entre les réalités landaises et les arcanes complexes du pouvoir parisien qui nous échappe en partie.
Actualités municipales animées dans les Landes
Dax : le maire évoque avec humour des coupures publicitaires
Lors de la séance du conseil municipal tenue ce jeudi 26 mars 2026 à Dax, Julien Dubois a provoqué l'hilarité de l'assemblée. Engagé dans un quasi-monologue d'environ une heure et demie, où il devait énumérer et répéter les noms des élus composant les diverses commissions municipales, le maire a montré un certain sens de l'humour.
« S'il y avait de la publicité, cela nous permettrait de... boire un peu aussi ! », s'est exclamé Julien Dubois en buvant une gorgée d'eau. Alors que les séances sont filmées et retransmises en direct sur la page Facebook de la Ville, l'idée saugrenue d'insérer des coupures publicitaires entre deux délibérations pourrait-elle faire son chemin ? L'avenir nous le dira, mais l'histoire retiendra que cette suggestion a été formulée juste après que le maire, gêné par une allergie, s'est accordé un moment pour se racler la voix et se moucher : « Merci pour votre indulgence, les graminées font leur œuvre en ce qui me concerne. » Autrement dit, l'inspiration peut parfois venir après avoir soufflé !
Soustons : un « chef de la ville » qui interroge
Élu premier adjoint au maire de Soustons, Florian Deygas utilise une terminologie pour le moins surprenante pour qualifier la fonction de Philippe Saint-Martin. Sur son compte Facebook, en légende d'une photo montrant le nouveau maire soustonnais tenant dans ses bras le fils de Florian Deygas (son filleul), il présente ce dernier comme étant désormais « le chef de la ville ».
Si cette appellation n'est pas incorrecte en soi, elle traduit néanmoins une conception particulière du rôle municipal. Le maire ne serait plus simplement le premier magistrat de la cité, mais bel et bien un chef. Soit, selon la définition du Larousse, « une personne qui commande, qui exerce une autorité ou une influence déterminante » ou encore « une personne qui détient le pouvoir de décision dans un groupe ». Une vision qui pourrait s'apparenter à un certain « pousse-toi de là » symbolique.
Gibret : le retour surprise d'un maire octogénaire
À 80 ans, Didier Gibier a retrouvé son fauteuil de maire de Gibret, une petite commune landaise comptant seulement 80 habitants. Ce retour au premier plan est d'autant plus inattendu qu'il avait choisi de passer la main il y a six ans, lors du précédent renouvellement du conseil municipal. Didier Aboze lui avait alors succédé à la tête de la mairie.
Mais ce dernier a décidé de ne pas se représenter lors de ces dernières élections municipales, apprenant que son prédécesseur sortait de sa retraite politique. « Je ne souhaite absolument pas contribuer à créer ou à alimenter des divisions au sein de notre village », a déclaré celui qui a porté l'écharpe tricolore entre 2020 et 2026. Une situation qui évoque, là encore, un subtil « pousse-toi de là que je m'y remette » dans la vie politique locale landaise.



