Sandrine Rousseau appelle à l'union de la gauche face au risque extrême aux municipales 2026
Sandrine Rousseau : union de la gauche contre l'extrême droite en 2026

Sandrine Rousseau lance un appel pressant à l'union de la gauche pour les municipales de 2026

Dans une tribune publiée dans Le Nouvel Obs, la députée écologiste de Paris, Sandrine Rousseau, a lancé un vibrant appel à toutes les forces de gauche pour qu'elles proposent des listes d'union au second tour des élections municipales de 2026. Elle met en garde contre le risque de laisser des villes à l'extrême droite par refus de s'unir, soulignant l'urgence de la situation politique actuelle.

Un contexte électoral tendu et des divisions persistantes

À l'approche du premier tour, les déclarations tonitruantes se succèdent au sein de la gauche, créant un récit de campagne morose. Le Parti socialiste exige le désistement des listes de gauche non en tête, tandis que Les Écologistes posent des conditions pour des fusions au cas par cas. La France insoumise, de son côté, propose des accords techniques sans participation. Pourtant, Sandrine Rousseau insiste sur la responsabilité collective face à la poussée électorale du Rassemblement national et à la dérive de la droite, qui a abandonné les valeurs gaullistes et résistantes.

La députée écologiste rappelle que les macronistes soutiennent à Marseille une candidate au slogan pétainiste, accentuant ainsi la nécessité pour la gauche de s'unir pour préserver et conquérir des villes. Elle affirme que seule une union solide peut permettre de déployer des politiques publiques écologistes et sociales protectrices contre cette dérive fascisante.

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Les valeurs de la gauche en question : antisémitisme, féminisme et xénophobie

Sandrine Rousseau aborde avec franchise les critiques adressées à la France insoumise concernant des propos jugés antisémites. Elle condamne fermement toute ironie sur des patronymes juifs, soulignant que cela constitue un soubassement historique de l'antisémitisme et ne peut être justifié en aucun contexte. Ces mots blessent, discriminent et mettent en danger les juifs, écrit-elle, ajoutant qu'ignorer cette oppression décrédibilise toutes les autres luttes.

Mais la députée ne s'arrête pas là. Elle questionne aussi Les Écologistes sur leur gestion de l'affaire Bayou, où le témoignage d'une victime de viol a été silencié, fragilisant le discours féministe. De même, elle critique le Parti socialiste pour avoir proposé une déchéance de nationalité après les attentats, un acte qu'elle qualifie de xénophobe, et pour avoir utilisé des lois anti-terroristes contre des militants écologistes.

Une nécessaire introspection et un appel à l'unité

Sandrine Rousseau reconnaît qu'aucune composante de la gauche n'a été exemplaire sur le plan des valeurs, toutes ayant commis des fautes graves. Elle rejette l'idée de bannir une formation des alliances et plaide pour une lutte au sein du camp progressiste plutôt que contre lui. Défendre les valeurs, selon elle, doit être inconditionnel et s'appliquer à tous, y compris aux propres rangs de la gauche.

Face à la montée du fascisme et à la peur des concitoyens, elle estime que la gauche ne peut se permettre d'abandonner des villes à la droite ou à l'extrême droite par refus de s'unir. Notre responsabilité est de proposer partout des listes d'union de la gauche, de toute la gauche, conclut-elle, en insistant sur le respect des composantes et des résultats du premier tour.

Cette tribune, rédigée par Sandrine Rousseau, engage un débat crucial sur l'avenir de la gauche à l'aube des élections municipales de 2026, rappelant que l'unité reste la seule voie pour défendre efficacement les valeurs de justice et de protection.

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