Un ralliement qui fait polémique à Nice
Jean-Pierre Rivère, l'ancien président de l'OGC Nice, s'est récemment installé dans ses bureaux luxueux avec vue sur la promenade des Anglais. À 68 ans, cet homme d'affaires ne comprend pas pourquoi son soutien à Eric Ciotti, candidat de l'UDR-RN pour les élections municipales, suscite autant de débats. « Je peux me regarder dans une glace, je ne trahis pas mes idées, je suis un homme de droite modérée », affirme-t-il avec conviction.
Une prise de guerre stratégique
L'annonce officielle, le 6 octobre 2025, de son entrée en politique sous la bannière du candidat d'extrême droite a provoqué un véritable séisme dans la ville de Nice. Jusqu'à récemment, Rivère était considéré comme un proche du maire sortant Christian Estrosi, du parti Horizons. Il l'avait d'ailleurs soutenu lors des municipales de 2014, louant son « respect de la parole donnée ».
À cette époque, le président du club de football niçois semblait très éloigné de toute campagne électorale, déclarant ouvertement « ne pas avoir une excellente image des hommes politiques ». Dans les locaux de sa société immobilière haut de gamme, avec une vue panoramique sur la mer, il confirme cette position : « Je n'aime pas la politique, mais j'aime les projets ».
Des motivations centrées sur la ville
Son engagement soudain s'explique, selon lui, par son attachement profond à Nice. Il répète que cette ville est « une belle vitrine dont l'arrière-boutique l'est moins ». Rivère estime que Nice devrait être un modèle d'éthique et de transparence, mais il critique ouvertement la gestion municipale actuelle. « Je ne partage pas la façon dont elle a été gérée, je n'en dirai pas plus… », ajoute-t-il, laissant planer un doute sur ses véritables griefs.
Ce ralliement inattendu représente incontestablement la plus belle prise de guerre pour Eric Ciotti dans sa course à la mairie. Les élections municipales des 15 et 22 mars 2026 s'annoncent donc particulièrement tendues, avec ce revirement qui redessine les alliances politiques locales.



