Renaissance face aux municipales : stratégie d'humilité et défis d'ancrage local
Renaissance aux municipales : stratégie d'humilité et défis

Renaissance face aux municipales : une stratégie d'humilité après l'échec de 2020

Après le revers cuisant des élections municipales de 2020, le parti présidentiel Renaissance affiche désormais une posture d'humilité, comme le martèle sans cesse Gabriel Attal. « L'idée n'est pas de planter notre drapeau partout comme la dernière fois », explique Franck Riester, responsable des élections au sein de Renaissance et candidat à Coulommiers, où il fut maire de 2008 à 2017. « Notre stratégie est plus lucide : rejoindre une majorité sortante ou constituer un rassemblement », précise-t-il, soulignant un changement d'approche significatif.

Objectifs et espoirs de gains locaux

Le mouvement espère augmenter son nombre d'élus locaux, actuellement estimé à environ 2 000, et conquérir quelques villes symboliques. Parmi les cibles prioritaires figurent Castres, Rodez, mais aussi des agglomérations plus importantes comme Bordeaux et Annecy. Cependant, dans ces deux dernières villes, l'éparpillement des candidatures de centre droit risque de fragiliser les prétendants macronistes. À Annecy, par exemple, Antoine Armand, longtemps considéré comme favori pour la mairie de la Venise des Alpes, pourrait voir ses chances compromises par cette division.

Les contre-performances et le manque d'ancrage local

Le regard se porte également sur Lyon, où Jean-Michel Aulas, ancien président de l'Olympique lyonnais, caracole en tête des sondages. Renaissance a choisi de ne pas investir de candidat pour soutenir cette figure, dans l'espoir d'afficher une victoire éventuelle sur son maigre tableau de chasse. Car le parti présidentiel souffre, depuis sa création, d'un déficit criant d'ancrage local, ce qui se traduit par des contre-performances récurrentes lors des scrutins municipaux. Le mouvement ne compte qu'un peu plus de 400 maires sortants et n'a jamais réussi à s'imposer dans les grandes métropoles.

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« Un parti encore jeune ne peut pas tout d'un coup emporter des villes entières », tempère-t-on dans l'entourage de Gabriel Attal, minimisant ainsi les attentes. Même à Paris, où Emmanuel Macron a enregistré ses meilleurs scores présidentiels, les troupes macronistes sont divisées entre Pierre-Yves Bournazel et Rachida Dati. Cette fragmentation interne augmente le risque de laisser les clés de la capitale à la gauche, illustrant les défis persistants auxquels fait face Renaissance pour s'enraciner durablement dans le paysage politique local.

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