Municipales 2026 à Nice : Estrosi accusé de corruption par la candidate écolo
Nice : Estrosi accusé de corruption par la candidate écolo

Municipales 2026 à Nice : une accusation de corruption secoue la campagne

La campagne des municipales 2026 à Nice prend une tournure inattendue avec des accusations graves portées contre le maire sortant, Christian Estrosi. En difficulté après le premier tour, où il a été largement distancé par son rival Éric Ciotti, Estrosi est désormais au cœur d'une polémique pour tentative de corruption.

Des propositions jugées inacceptables

Juliette Chesnel-Le Roux, candidate de la coalition EELV-PS-PCF, qui a obtenu plus de 11 % des voix et s'est qualifiée pour le second tour, a révélé que Christian Estrosi lui aurait proposé des postes prestigieux en échange de son soutien. "Christian Estrosi est même allé jusqu’à essayer de nous acheter, il nous a fait des propositions", a-t-elle déclaré, citant des offres telles que la présidence de l’Opéra, de Côte d’Azur Habitat, ou encore la commission des finances.

La candidate a affirmé avoir refusé catégoriquement ces avances, soulignant que son équipe n'a même pas assisté au rendez-vous proposé. "On n’est même pas allé au rendez-vous, c’était hors de question", a-t-elle martelé, réitérant lors d'une conférence de presse : "On ne m’achète pas".

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Un contexte électoral tendu

Ces allégations surviennent dans un climat politique déjà très tendu à Nice. Au premier tour, Éric Ciotti est arrivé en tête avec plus de 43 % des voix, contre un peu plus de 30 % pour Christian Estrosi. Ce dernier, visiblement déterminé à conserver son siège après des années de mandat, semble prêt à user de tous les moyens, selon ses détracteurs.

L'accusation de corruption ajoute une couche supplémentaire de tension dans une campagne marquée par des incidents, comme le dépôt d'une tête de cochon devant le domicile d'Estrosi, qui avait déjà secoué la ville. La candidate écolo insiste sur son refus de toute compromission, positionnant sa campagne sur des valeurs d'intégrité et de transparence.

Les répercussions potentielles

Si ces accusations se vérifient, elles pourraient avoir des conséquences significatives sur le déroulement du second tour et sur l'image de Christian Estrosi. La stratégie de la candidate de gauche, en refusant ces propositions, vise à dénoncer des pratiques qu'elle juge antidémocratiques et à mobiliser l'électorat autour d'une alternative crédible.

Cette affaire met en lumière les enjeux de pouvoir et les rivalités personnelles qui animent la vie politique niçoise, avec en toile de fond la lutte pour le contrôle de la mairie après des années de domination d'Estrosi. Les électeurs devront trancher dans un contexte où l'éthique et la légitimité des candidats sont plus que jamais au cœur des débats.

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