Un maire sous le feu des critiques après une vidéo polémique
La classe politique dénonce unanimement l'attitude du maire d'Arcanchen, Yves Foulon, depuis la diffusion d'une vidéo le montrant insulter et menacer son opposant écologiste, Vital Baude. L'enregistrement, publié mardi soir par le média Vakita, a provoqué une onde de choc dans le paysage politique local et national.
Des excuses accompagnées d'accusations
Dans un communiqué diffusé ce mercredi, le maire réagit enfin à la polémique. Il déclare avoir "pris connaissance avec attention d'une vidéo me concernant, diffusée sur les réseaux sociaux". Immédiatement après cette reconnaissance, Yves Foulon lance une accusation lourde de conséquences : il qualifie l'incident de "coup monté".
"Personne ne peut croire qu'un candidat puisse se promener dans la rue et dans les bureaux de vote équipé d'un micro dissimulé et d'une caméra cachée", affirme-t-il avec conviction. Cette version des faits contraste fortement avec celle présentée par le photographe Stéphane Scotto dans le reportage de Vakita.
Deux versions contradictoires de l'événement
Le photographe explique en effet avoir rencontré le maire par hasard alors qu'il enregistrait un documentaire sur la campagne de Vital Baude. Cette circonstance expliquerait pourquoi l'opposant écologiste portait un micro-cravate au moment de l'altercation. Une divergence fondamentale qui jette le trouble sur la nature réelle de l'incident.
Le maire ajoute une autre précision contestée : "J'ai été pris à partie par Monsieur Baude, dans un échange tendu qui ne figure pas dans cette vidéo". Or, le rédacteur en chef de Vakita affirme catégoriquement en préambule du reportage que la vidéo est "diffusée en intégralité et sans montage".
Les raisons d'un coup de sang
Yves Foulon développe longuement les raisons qui, selon lui, expliquent son comportement inapproprié. Il décrit des années de tensions avec son opposant : "Ce candidat, et élu municipal, m'agresse régulièrement au travers des conseils municipaux auxquels il participe depuis de nombreuses années".
Le maire évoque des griefs plus personnels encore : "Pendant cette élection municipale, il a dans son document de campagne porté atteinte à ma vie privée en diffusant la photo et le nom de ma maison, permettant ainsi sa localisation. Il a également mis en cause mon intégrité et celle des élus qui m'entourent. Cela a durement affecté ma famille".
Face à cette accumulation, Yves Foulon reconnaît avoir perdu le contrôle : "Tout cela est inacceptable et a entraîné de ma part un comportement inapproprié et la tenue de propos que je regrette profondément".
Des excuses publiques et totales
Malgré les accusations portées contre son opposant, le maire présente finalement ses excuses de manière solennelle : "Malgré l'expérience que j'ai acquise de la vie politique qui est devenue dure et violente, je n'ai pas su ou pu surmonter les provocations et les épreuves. La pression et le stress l'ont emporté sur la raison et l'intelligence".
Il conclut sur une note personnelle : "Je tiens à présenter mes excuses publiques et totales à tous ceux que j'ai pu heurter et blesser. Il y a des moments où la sagesse vacille parce que l'on est touché sur le plan humain". Des mots qui contrastent fortement avec les images violentes diffusées sur les réseaux sociaux, et qui laissent entrevoir les tensions profondes qui traversent la vie politique locale.



