David Lisnard quitte Les Républicains, dénonçant un "choix truqué" pour 2027
Lisnard quitte LR, dénonce un "choix truqué" pour 2027

David Lisnard annonce son départ des Républicains en dénonçant un "choix truqué" pour la présidentielle 2027

Dans une déclaration choc, David Lisnard, maire de Cannes et président de l'Association des maires de France, a confirmé son intention de quitter le parti Les Républicains. Invité sur RMC ce mercredi 25 mars 2026, il a annoncé qu'il allait rencontrer Bruno Retailleau, le président du parti, pour officialiser son départ, qualifiant le processus de désignation du candidat à la présidentielle de 2027 de "non honnête" et "truqué".

Les raisons d'un départ annoncé

David Lisnard a justifié sa décision en évoquant plusieurs griefs accumulés au sein des Républicains. Il a pointé du doigt le vote de confiance à François Bayrou, l'abandon de la réforme des retraites et les ambiguïtés sur la participation au gouvernement avec des ministres LR dans l'exécutif Bayrou, Barnier et Lecornu. Pour lui, ces éléments représentent une série de déceptions qui ont finalement conduit à sa rupture.

Le maire de Cannes a particulièrement critiqué le mode de désignation proposé pour le candidat à la présidentielle de 2027. Lors d'une réunion, les dirigeants LR ont présenté trois options aux adhérents, qui devront se prononcer en avril : une primaire interne, une primaire semi-ouverte ou la désignation directe de Bruno Retailleau. Lisnard a fustigé cette approche, affirmant : "Une primaire fermée, ça s'appelle un vote interne. Une primaire, c'est forcément ouvert : vient qui veut, vote qui veut. Et troisièmement, un vote sur une personne. Donc il y a deux questions de méthode et une question de personne... vous divisez par trois...".

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Un processus jugé biaisé

David Lisnard a assuré que le système proposé est un "vote biaisé, un vote truqué", ajoutant : "Ce n'est pas honnête". Il craint que Les Républicains, dont il est l'un des vice-présidents, ne disparaissent face aux réalités du XXIe siècle en croyant pouvoir imposer un candidat qui se qualifiera pour le second tour. Il défend plutôt une primaire ouverte, plus inclusive et transparente.

Bruno Retailleau, de son côté, a déclaré à la presse qu'un consensus large avait été trouvé lors d'un bureau politique, basé sur les conclusions d'un groupe de travail dirigé par Gérard Larcher, président du Sénat. Les adhérents, au nombre de plus de 120 000 il y a un an, devront choisir parmi les trois options, bien que la date exacte du vote en avril reste à fixer.

Les implications politiques

Ce départ s'inscrit dans un contexte de tensions au sein de la droite, après la défaite de Christian Estrosi aux municipales et les spéculations croissantes autour de la présidentielle de 2027. David Lisnard a exprimé son désaccord ferme avec les propositions du parti, soulignant que LR risque de s'effacer s'il ne s'adapte pas. Il a ajouté : "Je ne suis pas d'accord avec ce qui est proposé", mettant en garde contre une possible marginalisation du parti.

Cette annonce pourrait avoir des répercussions significatives sur la dynamique interne des Républicains, alors que Bruno Retailleau s'est déjà lancé dans la course à l'Élysée début février. Les prochaines semaines, avec le vote des adhérents en avril, seront cruciales pour déterminer l'avenir du parti et sa stratégie électorale.

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