La présence de Cyrielle Chatelain, cheffe de file des députés écologistes, aux universités d’été de La France insoumise (LFI) à Châteauneuf-sur-Isère (Drôme) a relancé, vendredi 21 août, la perspective d’une alliance entre les deux formations en vue de la présidentielle. Les insoumis la souhaitent, mais pas à n’importe quel prix.
Une mise en scène au bord du plan d’eau
Il est 17h20, ce vendredi 21 août, quand Jean-Luc Mélenchon fait sa première sortie du jour aux universités d’été de LFI. Au bord du plan d’eau du site des « Amfis », le prétendant à l’Élysée fait quelques pas entouré des cadres de son mouvement : Manuel Bompard, Mathilde Panot et Manon Aubry. À sa gauche, plus surprenant, se tient Cyrielle Chatelain, la cheffe des députés écologistes.
« L’écologie est un bien commun. Ravi d’accueillir Cyrielle Chatelain », twitte dans la foulée le tribun insoumis. Une nouvelle recrue ? Pas encore. Mais une mise en scène d’un hypothétique ralliement à venir des Verts, attendu par LFI et souhaité par une partie des troupes de Marine Tondelier, qui maintient pour l’heure sa candidature à la présidentielle.
Une conférence et des discussions
Le matin même, Cyrielle Chatelain participait à une conférence intitulée « Faut-il interdire les milliardaires ? » aux côtés de l’eurodéputée LFI Manon Aubry. Après la très courte déambulation aux côtés des cadres mélenchonistes, elle se rendait ensuite dans l’amphithéâtre Louise Michel pour poursuivre les échanges.
La présence de l’élue écologiste a été interprétée comme un signal fort, alors que les discussions entre les deux camps se poursuivent en vue de l’élection présidentielle. Les insoumis affichent leur volonté de rassembler la gauche, mais ils entendent le faire à leurs conditions, sans remettre en cause leurs positions.
Des conditions claires
« On ne va pas tout rediscuter ! » : tel est le message lancé par les insoumis aux écologistes. Pour LFI, l’alliance ne saurait se faire au prix d’un affaiblissement de leurs propositions, notamment sur les questions économiques et sociales. Les cadres du mouvement insistent sur la nécessité d’un accord programmatique solide, tout en laissant la porte ouverte à des discussions.
De son côté, Cyrielle Chatelain a salué l’accueil qui lui a été réservé, sans pour autant s’engager sur un ralliement immédiat. Les écologistes, dont la cheffe Marine Tondelier maintient sa propre candidature, semblent vouloir peser dans les négociations avant de se prononcer.
Cette séquence marque une étape supplémentaire dans les tractations à gauche, à un peu plus d’un an de l’élection présidentielle. Les prochaines semaines diront si cette proximité affichée se traduit par un accord concret entre les deux formations.



