Décès d'Hélène Dorlhac de Borne, ancienne secrétaire d'État pionnière des droits de l'enfant
Hélène Dorlhac de Borne, ex-secrétaire d'État, décède à 90 ans

Hélène Dorlhac de Borne, ancienne secrétaire d'État, s'éteint à Nîmes à 90 ans

L'ancienne secrétaire d'État Hélène Dorlhac de Borne est décédée à l'âge de 90 ans à Nîmes, laissant derrière elle un héritage politique marqué par son engagement humaniste. Née à Sumène, dans les Cévennes gardoises, cette femme de valeurs a consacré sa vie à des causes sociales majeures, notamment la condition pénitentiaire et les droits de l'enfant.

Un parcours professionnel et politique remarquable

Diplômée en médecine du travail à la faculté de Montpellier, Hélène Dorlhac de Borne a d'abord exercé son métier à Nîmes avant de devenir inspectrice générale de l'action sociale. Dans les années 1970, elle rejoint les Républicains indépendants, groupe politique de centre droit, et crée une antenne du club giscardien Perspectives et réalités à Nîmes.

Son engagement dans la campagne présidentielle victorieuse de Valéry Giscard d'Estaing en 1974 lui vaut d'être nommée secrétaire d'État à la condition pénitentiaire du premier gouvernement Chirac. « C'était un secteur qu'on prenait très peu en compte à l'époque. Elle a été la première ministre à réellement s'en occuper », souligne Frédéric Escojido, élu nîmois et ancien membre des Jeunes giscardiens.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Un engagement humaniste concret

Hélène Dorlhac de Borne a visité de nombreuses prisons en présence de la presse, cherchant à humaniser les conditions de détention après les mutineries de 1974. Bien qu'elle ne soit pas reconduite au gouvernement suite au remaniement ministériel de 1976, son action a marqué les esprits.

Après avoir appelé à voter François Mitterrand en 1988, elle se voit confier un nouveau poste de secrétaire d'État sous le gouvernement socialiste de Michel Rocard. Elle est à l'origine de la première loi sur la prévention des mauvais traitements à l'égard des mineurs, démontrant ainsi son engagement constant pour les droits de l'enfant.

Des hommages unanimes

Le maire LR de Nîmes, Jean-Paul Fournier, a exprimé sa profonde émotion sur les réseaux sociaux, saluant « une figure engagée de la vie publique, attachée aux valeurs républicaines et au service de l'intérêt général ».

L'ancien maire communiste de Nîmes, Alain Clary, joint par Midi Libre, a rendu hommage à « une démocrate, une Républicaine, une humaniste, porteuse de valeurs sur lesquelles on ne pouvait que se retrouver ». Il a rappelé qu'elle était restée engagée pour les droits de l'enfant après son passage au gouvernement.

Frédéric Escojido conclut avec tendresse : « C'était une belle personne. Quelque part, j'ai commencé à faire de la politique un peu grâce à elle. Elle avait ses idées et elle se battait pour. »

Hélène Dorlhac de Borne vivait avec son époux à Nîmes, avenue Jean-Jaurès, jusqu'à son décès. Son parcours exemplaire continue d'inspirer celles et ceux qui croient en l'action politique au service du bien commun.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale