Anne Hidalgo réplique aux accusations sur la gestion des violences dans le périscolaire
Ce mercredi, la maire socialiste sortante de Paris, Anne Hidalgo, a vigoureusement contesté les affirmations de Rachida Dati l'accusant de n'avoir « rien fait » contre les violences sexuelles dans le secteur périscolaire. Sur les ondes de France Inter, l'édile a souligné que des actions concrètes avaient été entreprises, incluant le licenciement de certains responsables identifiés pour leur manquement.
Reconnaissance des efforts et responsabilités
« Je reconnais qu'il y a des efforts à faire et c'est ce que nous faisons », a déclaré Anne Hidalgo, assumant une part de responsabilité en tant que dirigeante de l'administration parisienne. Elle a insisté sur le fait que la libération de la parole et la médiatisation du sujet avaient permis des avancées, rejetant l'idée d'une inaction depuis 2015.
Mesures mises en place depuis 2015
Suite à un rapport alarmant de l'inspection générale de la ville en 2015, la municipalité a pris plusieurs initiatives :
- Création d'une école du périscolaire pour améliorer les pratiques.
- Mise en place de formations spécifiques pour le personnel.
- Nomination en 2020 de Dominique Versini, chargée des droits de l'enfant, puis Défenseure des enfants en décembre 2025 pour recueillir les témoignages en toute indépendance.
Anne Hidalgo a précisé que les dysfonctionnements principaux concernaient la remontée des signalements, et que des sanctions, dont des licenciements, avaient été appliquées à différents niveaux hiérarchiques.
Suspensions récentes et réactions
Neuf agents du périscolaire ont été suspendus fin janvier suite à des suspicions de violences physiques et sexuelles dans une école du 7e arrondissement, révélées par une enquête de Cash investigation sur France 2. La maire a qualifié ces comportements d'« absolument anormaux » et a réaffirmé sa priorité : accompagner les victimes et prévenir toute récidive.
Contexte politique et polémique
L'opposition de droite, menée par Rachida Dati, candidate à la mairie, a quitté le dernier Conseil de Paris en accusant la majorité sortante de déni et d'inaction. Anne Hidalgo a rétorqué que la proposition de la droite de supprimer le périscolaire n'était pas une solution, prônant plutôt une professionnalisation accrue du secteur.
Ce dossier des violences sur mineurs continue de cristalliser les tensions à l'approche des élections municipales, mettant en lumière les défis de la protection de l'enfance dans la capitale.



