Les huit organisations syndicales représentatives de la fonction publique (CGT, CFDT, UNSA, FSU, Solidaires, CFE-CGC, FO et FA-FP) ont claqué la porte des négociations salariales après seulement deux heures de réunion, dénonçant l'absence de mesures générales pour 2026. Elles appellent à une mobilisation, voire une grève, fin septembre.
Un gel du point d'indice depuis trois ans
Les syndicats dénoncent le gel de la valeur du point d'indice, base de calcul d'une partie de la rémunération des agents, qui dure depuis trois ans. À cela s'ajoutent la suppression d'une prime en faveur du pouvoir d'achat et un phénomène de « tassement » des grilles indiciaires, provoquant un plafonnement des rémunérations. Près de 6 millions d'agents publics sont concernés.
Bercy juge une revalorisation trop coûteuse
Le cabinet du ministre des Comptes publics, David Amiel, a estimé qu'une revalorisation uniforme de 1 % de la valeur du point d'indice coûterait 2,4 milliards d'euros à l'État, un montant jugé « pas envisageable ». Cette position a provoqué la colère des syndicats.
« Le gouvernement ne veut rien entendre et continue de regarder ailleurs », a déclaré Caroline Chevé, secrétaire générale de la FSU. « Aucune mesure générale, aucune mesure pour 2026, aucune mesure pour les versants territoriaux et hospitaliers. Il n'y a rien ! », a renchéri Christian Grolier, secrétaire général de Force ouvrière fonction publique.
Les syndicats contestent l'argument budgétaire
Christophe Delcourt, responsable de la CGT Fonction publique, a « contesté radicalement » l'argument budgétaire, évoquant 211 milliards d'euros d'aides aux entreprises accordées « sans contrepartie ». « À l'évidence, de l'argent il y en a », a-t-il insisté.
Gaëlle Martinez, de Solidaires Fonction publique, a estimé que « la balle est dans le camp du gouvernement » jusqu'en septembre, sans exclure une grève le 29 septembre. Les syndicats appellent à une forte mobilisation pour obtenir des mesures concrètes.



