En 2017, dans le contexte tumultueux des affaires, François Fillon faisait l'éloge de Bruno Retailleau, le décrivant comme un "fidèle" et "loyal" coordinateur de sa campagne, un "formidable combattant" et surtout "un homme d'État". Le président de la région Pays de la Loire était alors cité comme un possible Premier ministre en cas de victoire du candidat LR.
Le revirement de Fillon
Neuf ans plus tard, l'ancien candidat malheureux à la présidentielle a radicalement changé d'avis. Il estime désormais qu'il sera difficile pour son poulain vendéen d'accéder à l'Élysée en 2027. "Retailleau, ça ne pourra pas déboucher", a-t-il confié à une personnalité de droite ayant récemment échangé avec lui.
Plus largement, l'ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy se dit "désespéré par l'état du pays" et la perspective de la prochaine élection présidentielle ne le réconforte pas. Ce constat amer intervient dans un contexte politique particulièrement tendu.
La gauche divisée sur LFI
La question des alliances avec La France Insoumise divise profondément la gauche après le lynchage de Quentin Deranque par des activistes proches de l'extrême gauche. Plusieurs figures socialistes ont pris position contre toute collaboration future.
François Hollande a déclaré sur BFMTV : "Il ne peut pas y avoir, pour les élections qui viennent, d'alliance entre les socialistes et La France insoumise. Je considère que la relation avec LFI est terminée."
Patrick Kanner a renchéri sur Public Sénat : "Je considère, comme François Hollande, qu'on n'a plus rien à faire avec LFI. C'est un mouvement d'extrême gauche."
D'autres voix appellent cependant à la prudence. Olivier Faure a déclaré à l'AFP : "Au moment des conclusions de l'enquête, il faudra tirer des conclusions claires. LFI ne peut conserver la moindre ambiguïté avec tout mouvement violent."
L'affaire du pseudonyme à l'Assemblée
Dans une autre affaire révélée par la presse, un collaborateur parlementaire de Raphaël Arnault, député LFI et fondateur de la Jeune Garde, figurait sur le site de l'Assemblée nationale sous un pseudonyme. Au Sénat, on s'étonne que le Palais-Bourbon ait laissé faire.
"Déontologiquement, ce n'est pas acceptable, lâche un sénateur. Au Sénat, ce serait impossible. Que l'Assemblée accepte qu'un collaborateur puisse figurer sous un pseudonyme, c'est très étonnant..."
Sentant monter la polémique, Yaël Braun-Pivet a promis de mettre fin "à de telles pratiques".
Tensions au sein de Renaissance
Les proches d'Emmanuel Macron se déchaînent contre Gabriel Attal, accusant le Premier ministre d'avoir transformé Renaissance en écurie présidentielle. "Renaissance, c'est chez lui. Lors d'un pot avec des députés, il y avait même sa chienne, Volta !" pique un macroniste.
Les réunions du bureau sont décrites comme des "réunions des groupies" où "on remplit des QCM". Un agacement partagé à l'Élysée, où l'un des proches du président confie : "J'ai dit au président de monter un parti pour préparer son retour en 2032. Il ne récupérera pas Renaissance, c'est devenu un parti hostile !"
Les autocritiques de Macron
Emmanuel Macron a multiplié les reconnaissances d'erreurs ces derniers temps :
- Sur sa confiance en lui : "À chaque fois que j'ai eu trop confiance en moi, j'ai fait des erreurs, de grosses erreurs."
- Sur la dissolution : "La lucidité et l'humilité commandent de reconnaître qu'à cette heure, cette décision de dissoudre l'Assemblée nationale a produit plus d'instabilité que de sérénité."
- Sur les retraites : "J'ai ma part de responsabilité, je n'ai pas réussi à convaincre suffisamment."
L'IA en France
Selon une enquête de l'Insee, 37% des Français de 16 à 74 ans déclarent avoir utilisé l'intelligence artificielle générative au cours des trois derniers mois. Cette proportion atteint 73% chez les 16-29 ans, mais seulement 9% chez les 60-74 ans.
Ces chiffres illustrent la fracture générationnelle face aux nouvelles technologies, dans un contexte où les débats sur l'IA divisent même les géants du secteur, comme l'a montré une récente conférence à New Delhi où Sam Altman (OpenAI) et Dario Amodei (Anthropic) ont refusé de se serrer la main.



