Une page municipale se tourne pour Delphine Labails à Périgueux
Après dix-huit années d'engagement municipal, dont six à la tête de la mairie de Périgueux, Delphine Labails a officiellement mis un terme à son aventure locale. Ce jeudi 5 mars, l'ancienne édile a convoqué la presse locale pour un entretien rétrospectif, un exercice inhabituel qui intervient au cœur de la bataille électorale pour sa succession.
Un burn-out décisif et une démission inévitable
La décision de Delphine Labails de quitter ses fonctions municipales trouve son origine dans un épuisement professionnel survenu il y a dix-huit mois. Ce burn-out l'a contrainte à démissionner de son poste de maire, mettant fin prématurément à son mandat. Lors de cette conférence de presse, elle a longuement évoqué les raisons de son départ, insistant sur l'impact de cette épreuve personnelle sur sa carrière politique.
Malgré le timing sensible de cette annonce, en pleine campagne municipale, Delphine Labails a fermement nié toute intention d'influencer le débat électoral. Elle a justifié cette date par la proximité de la Journée internationale des droits des femmes, célébrée le 8 mars. Refusant de commenter la campagne en cours, elle a toutefois réaffirmé son soutien total à la liste de son successeur, Émeric Lavitola.
Un bilan introspectif et des perspectives nationales
Au cours de cet entretien, l'ancienne maire a dressé un bilan complet de son parcours politique local. Elle a évoqué ses différentes fonctions :
- Conseillère municipale sous Michel Moyrand de 2008 à 2014
- Membre de l'opposition durant le mandat d'Antoine Audi de 2014 à 2020
- Première magistrate de Périgueux de 2020 à sa démission
Delphine Labails a analysé avec franchise son engagement dans ce qu'elle appelle "le socialisme municipal", évoquant sans détour ses réussites, ses échecs, ses moments forts et ses déceptions. "C'est une manière de fermer la parenthèse", a-t-elle déclaré, avant d'ajouter avec prudence : "Mais comme il ne faut jamais dire jamais, je ne dis pas que je n'y retournerai pas."
Une ambition politique redirigée vers l'échelon national
Si Delphine Labails tourne le dos à la politique locale, c'est pour mieux se projeter sur la scène nationale. Toujours élue régionale, elle a révélé réfléchir "très sérieusement" aux élections législatives de 2027. Son ambition est claire : elle souhaite être "probablement candidate à la désignation" du futur candidat du Parti socialiste, dont elle est membre active.
Cette annonce marque un tournant significatif dans la carrière politique de Delphine Labails. Après avoir surmonté les conséquences d'un burn-out et clôturé son chapitre périgourdin, elle prépare désormais son retour sur le devant de la scène, cette fois à l'échelle nationale. Son parcours, marqué par la résilience et la détermination, pourrait bien faire d'elle une figure à suivre dans les prochaines années politiques françaises.



