Carole Delga maintient son opposition ferme à La France Insoumise
La présidente de la région Occitanie, Carole Delga, a réitéré son refus catégorique de s'allier avec La France Insoumise (LFI), déclarant que "les excès répétés et tonitruants de leurs leaders ne m’impressionnent pas". Dans un contexte d'élections municipales tendues, elle confirme qu'elle ne soutiendra aucune liste proche de Jean-Luc Mélenchon, tout en recentrant son action sur la lutte contre le risque de l'extrême droite.
Analyse des résultats du premier tour et position sur Toulouse
Interrogée sur les résultats nationaux du premier tour, Carole Delga souligne un double message des électeurs : une abstention record de 22 millions de personnes, qui questionne la mobilisation démocratique, et une volonté de changement face à l'insécurité croissante et aux tensions géopolitiques. À Toulouse, où le Parti Socialiste (PS) a fusionné avec la liste LFI de François Piquemal pour le second tour, elle exprime sa compréhension de l'aspiration au changement, mais réaffirme ses convictions. "Je suis une femme de gauche, sincère et constante dans la clarté de mes engagements", affirme-t-elle, rappelant son opposition historique à Jean-Luc Mélenchon. Elle critique également l'action du maire sortant Jean-Luc Moudenc, pointant du doigt l'absence de mesures contre les déserts médicaux, le manque de projets pour la petite enfance et les retards dans les infrastructures de transport.
Stratégie électorale en Occitanie et soutien aux candidats
Carole Delga annonce qu'elle sera sur le terrain dans la région pour soutenir les candidats face au Rassemblement National (RN), qu'elle identifie comme le risque majeur pour l'Occitanie et le pays. Elle salue les décisions courageuses de responsables socialistes, du Parti Radical de Gauche (PRG) et de Place publique qui ont refusé des alliances avec LFI, comme à Paris et Marseille. "La clarté apportée par Emmanuel Grégoire ou Benoît Payan amène de la force et de l'adhésion", estime-t-elle, en référence aux maires sortants qui ont choisi de ne pas s'allier avec les Insoumis.
À Montpellier, elle analyse positivement le mandat de Michaël Delafosse, mettant en avant les avancées en mobilité, sécurité et égalité des droits. À Nîmes, où la bataille est serrée, elle appelle les électeurs à voter massivement pour Vincent Bouget, soulignant que "le RN n’est pas dans l’ADN de cette ville". Elle insiste sur l'importance de projets locaux comme la LGV du grand sud-ouest et le soutien à l'aéronautique, domaines où elle promet de rester engagée.
Perspectives pour 2027 et avertissements
En vue de l'élection présidentielle de 2027, Carole Delga exprime une inquiétude majeure face à la montée de l'extrême droite, qu'elle décrit comme un danger pour la France et l'Europe. Elle minimise l'impact des succès de LFI aux municipales, réitérant qu'elle ne transigera jamais avec ce mouvement. "Je serai toujours la garante des combats républicains contre le racisme, l'antisémitisme et les discriminations", conclut-elle, en appelant à une mobilisation claire et déterminée pour les valeurs de la gauche.



