Le cynisme politique dévoilé : comment un courtier instrumentalise les communautés pour son ascension
Dans un témoignage saisissant, un courtier politique français révèle les mécanismes cyniques qui sous-tendent son soutien aux mollahs en Iran, malgré les violations des droits humains dans ce pays. Vivant en France, dans une démocratie laïque où la liberté d'expression est protégée, il explique pourquoi il choisit de défendre un régime autoritaire à des milliers de kilomètres.
Une stratégie électorale calculée
"Je soutiens les mollahs contre les Iraniens qui meurent parce qu'il y a un lien entre ma carrière politique ici en France et le mollah", déclare-t-il sans ambages. Cette position apparemment contradictoire s'explique par un calcul électoral froid : le mollah représente l'islamiste, donc le musulman, et condamner le mollah reviendrait à condamner son électorat musulman en France.
Pour ce courtier politique, les communautés musulmanes constituent son "armée de défavorisés, d'exclus, de gens qui n'ont pas où aller". Son rôle consiste à les aider "à vivre dans leur passé", en cultivant leurs croyances et leurs références historiques plutôt qu'en leur promettant un avenir concret.
Les plantations électorales : une métaphore révélatrice
Le courtier utilise une métaphore agricole éloquente pour décrire sa méthode : "C'est un peu comme diriger une plantation : j'utilise la main-d'œuvre communautaire du pays pour faire pousser mes récoltes électorales." Mais contrairement aux plantations coloniales d'autrefois, il ne donne pas "le fouet ni la loi", mais des histoires.
Il cultive délibérément les croyances, "son Allah intime, son Gaza imaginaire, ses peaux, ses drapeaux, ses peurs, ses dettes envers ses ancêtres". Cette approche lui permet de faire travailler gratuitement pour son élection des personnes qui croient œuvrer pour un paradis idéologique.
- Transformation des plantations de sucre en plantations électorales
- Instrumentalisation des récits historiques et religieux
- Substitution des promesses d'avenir par des retours au passé
L'adaptation cinématographique des conflits internationaux
Interrogé sur sa position concernant Gaza, le courtier est encore plus direct : "La Palestine, c'est le pays rêvé de ma clientèle en France." Il adapte le "cinéma" des conflits internationaux aux besoins de son électorat, mélangeant habilement les références aux mollahs, au califat, aux tapis volants, aux révoltes contre les maîtres et aux théories du complot.
Cette stratégie repose sur un principe simple : "On ne peut pas vendre l'un sans acheter l'autre." Le soutien aux mollahs iraniens, la dénonciation sélective des dictatures, et le silence sur certains conflits sont tous liés à la nécessité de "garder sa clientèle".
Le silence stratégique et la sélection des causes
Le courtier admet pratiquer un silence stratégique sur certaines réalités. "Je ne peux pas dire qu'Alger est une dictature par exemple et décompter les arrestations journalières", reconnaît-il, car cela reviendrait à "médire de mes 'victimes favorites'".
De même, il ne peut pas "s'occuper de la Somalie ou de Kaboul, car c'est mauvais pour garder ma clientèle". Cette sélection des causes à défendre obéit à une logique purement électorale, où "l'exotique et le politique" se confondent en un même "fruit tropical" à exploiter.
La transformation des modes d'exploitation
Le courtier conclut par une réflexion sur l'évolution des formes d'exploitation : "On ne peut plus faire travailler ces gens pour sa canne à sucre, ses safaris ou ses fermes. Alors moi, je les fais travailler pour mes urnes, ma carrière, mon parti."
Cette révélation cynique met en lumière comment certains acteurs politiques transforment les idéologies et les identités communautaires en instruments de pouvoir, préférant cultiver les divisions et les nostalgies plutôt que de proposer des projets d'avenir inclusifs.



