Une polémique médiatique et politique éclate après la publication du classement des maires
Une petite tempête médiatique et politique a secoué la scène locale cette semaine, suite à la publication du classement des maires de France par le magazine Challenges. François Bayrou, maire de Pau, arrive en tête de cette étude qui évalue l'attractivité, les efforts écologiques et le taux d'endettement des cinquante plus grandes agglomérations de l'hexagone. L'opposition réagit vivement, qualifiant ce classement, au mieux, de bidon, et au pire, de copinage parisien.
Les autres candidats face au réseau de Bayrou
Les six autres candidats à la mairie de Pau ne disposent pas du réseau de François Bayrou, c'est un fait établi. Ils sont peu susceptibles d'apparaître en une des magazines nationaux, ce qui constitue un autre obstacle majeur. S'ils parviennent à renverser le sortant, des figures comme Jérôme Marbot, Jean-François Blanco, Margaux Taillefer, Pascal Boniface, Philippe Arraou ou Cyrille Marconi pourraient prétendre à une couverture médiatique dépassant le grand Sud-Ouest. Reste à déterminer dans quelle publication cela se concrétiserait.
La saison des boules puantes et des attaques anonymes
Que serait une campagne électorale sans quelques boules puantes savamment lancées entre candidats ? À Oloron-Sainte-Marie, un tract imitant le style du Canard enchaîné, intitulé Lou Guit enchaîné et sous-titré Le volatile qui ne veut pas voir Oloron se faire plumer, a ciblé outrageusement Clément Servat. Bien écrit et documenté, ce dépliant anonyme exhume une série d'affaires depuis 2010 pour décrédibiliser le candidat, qui a déposé une plainte rapidement classée sans suite.
À Pau, un site internet parodique et humoristique, François Bayrou 2026, a été mis en ligne, reprenant le logo et les codes couleurs de la liste Nous aimons Pau du maire sortant. Sans surprise, il attaque l'édile de manière plus ou moins subtile, mais toujours de façon anonyme.
Des consensus inattendus émergent pendant la campagne
Une constante des périodes électorales est l'émergence soudaine de consensus sur des sujets autrefois conflictuels, influencés par l'opinion publique. À Pau, la condition animale en est un exemple frappant : la quasi-totalité des candidats affiche son intérêt et promet de construire un refuge pour animaux, faisant défaut dans l'agglomération depuis plus de dix ans après la fermeture de la SPA à Pau-Berlanne.
De même, la végétalisation des espaces publics, autrefois perçue comme une lubie écologiste, est désormais considérée comme une tendance. Le déploiement de policiers municipaux et de caméras de vidéosurveillance, jugé liberticide il y a vingt ans, est maintenant vu comme indispensable.
L'union des forces politiques contre un candidat à Orthez
En octobre 2024, Benjamin Moutet ambitionnait de réunir toutes les forces vives d'Orthez pour bâtir une liste d'union en vue des municipales de mars 2026. Dix-huit mois plus tard, le chef d'entreprise a réussi à unir les forces politiques... contre lui. Face à sa liste Orthez c'est nous tous, il se trouve confronté à une liste d'extrême gauche soutenue par le Parti des travailleurs et une liste d'extrême droite du Rassemblement national.
La majorité socialiste élue en 2020 est représentée par Jeanne Lamazère-Destugues, avec un tiers des élus sortants et d'anciens conseillers du maire socialiste Bernard Molères. L'infirmière a réuni les figures locales du macronisme, un gaulliste ex-LR et le représentant orthézien du Modem, tous trois anciens opposants du maire sortant. C'est une liste plurielle, se félicite Jeanne Lamazère-Destugues.
Sans préjuger des résultats des urnes, les réunions publiques de Benjamin Moutet font le plein, tandis que celles d'Éric Delteil et Jeanne Lamazère-Destugues sont désertes. Le Rassemblement national n'a pas organisé de réunions jusqu'à présent.
Un transfert inattendu dans le paysage politique local
Un transfert surprenant a eu lieu : une cadre de la Ville de Pau nommée par François Bayrou rejoint la liste Blanco ! Il s'agit de Serge, à Biarritz, et non de Jean-François Blanco, candidat LFI à Pau. Sophie Borotra, fille du Modem Didier Borotra, ancien maire de Biarritz de 1991 à 2014, avait été nommée par le maire sortant en 2015.
Le président Modem du Département, Jean-Jacques Lasserre, a affiché son soutien au rugbyman, épaulé depuis plusieurs semaines par la Modem biarrote Nathalie Motsch. Cette évolution illustre les alliances et les repositionnements complexes qui caractérisent cette campagne électorale animée.



