Bernard Cazeneuve rejette le duel RN-LFI et appelle à une alternative politique
L'ancien Premier ministre Bernard Cazeneuve a fermement refusé de choisir entre le Rassemblement national et La France insoumise lors d'une éventuelle élection, déclarant lundi sur BFMTV-RMC qu'il ne sélectionnait « pas entre la peste et le choléra » mais optait plutôt pour « le vaccin ». Cette position contraste avec celle du député PS Jérôme Guedj, adversaire déclaré de Jean-Luc Mélenchon, qui a affirmé qu'il choisirait toujours LFI face au risque de victoire du RN. M. Cazeneuve a estimé que M. Guedj tombait « dans un piège » en adoptant cette approche.
Un appel au rassemblement du centre-gauche
Bernard Cazeneuve a souligné que « nous ne devons pas acter une confrontation dont nous ne voulons pas », insistant sur la nécessité de trouver une voie alternative. Pour lui, le vaccin politique passe par le rassemblement des Français « entre ces deux dégagismes ». Il a plaidé pour « un rassemblement le plus large possible du centre et de la gauche », incluant « tout le pôle social-démocrate, c'est-à-dire de la gauche de gouvernement, jusqu'aux franges de l'actuelle majorité ».
Critiques envers le Parti socialiste et La France insoumise
M. Cazeneuve considère que le Parti socialiste doit « rompre » avec LFI et « rassembler en son sein tous ses enfants, toutes ses composantes », y compris ceux qui, comme lui, en sont partis. Il appelle le PS à « faire lucidement le constat de l'impasse dans laquelle il s'est engagé et qui met le pays en situation de risque de basculement vers le RN ». Il souhaite que la famille sociale-démocrate désigne un candidat en son sein, sans primaire, et que « le bloc central ne multiplie pas lui aussi des candidatures », laissant la campagne déterminer qui est le mieux placé pour battre le Rassemblement national.
Réactions à la mort de Quentin Deranque
Revenant sur La France insoumise, Bernard Cazeneuve a estimé qu'après la mort du militant d'extrême droite Quentin Deranque, LFI aurait dû :
- « Exprimer ses regrets »
- « Rompre avec tous ceux qui, dans cette organisation, ont commis ou ont été à l'origine de ces violences »
- Reconnaître « sa faute plutôt que d'affirmer sa solidarité, que de soutenir le parlementaire Raphaël Arnault dont les collaborateurs ont été mis en cause »
Cette prise de position souligne la volonté de M. Cazeneuve de promouvoir une alternative politique centriste pour éviter la polarisation entre RN et LFI, tout en critiquant les stratégies actuelles des partis de gauche.



