Un candidat du Rassemblement national sous le feu des critiques après des révélations sur ses publications Facebook
Le média en ligne Les Jours, repris par Le Parisien, a mis au jour des publications considérées comme racistes sur le compte Facebook de Fernand Beauvillain. Ce candidat du Rassemblement national (RN) se présente aux élections municipales dans la commune de Pugnac, située en Haute-Gironde. L'affaire illustre une fois de plus les risques liés à la publication de contenus sur les réseaux sociaux, un piège dans lequel est tombé le candidat.
Des propos tendancieux et des jugements à l'emporte-pièce
Ce lundi 23 février, l'enquête menée par Les Jours a permis d'exhumer des publications anciennes du compte Facebook de Fernand Beauvillain. Parmi celles-ci, on retrouve :
- Un commentaire douteux sur l'origine des joueurs de l'équipe de France de football aux Jeux Olympiques de Paris.
- Une prétendue « blague » faisant référence au prénom Mohamed, jugée particulièrement offensante.
- Divers propos qualifiés de tendancieux et de jugements hâtifs.
Face à ces accusations, Fernand Beauvillain se défend vigoureusement. « Je ne suis pas dans ce registre-là. Tous ceux qui me connaissent le savent. J'ai des amis de toutes origines, une colistière d'origine togolaise », affirme-t-il. Il reconnaît cependant avoir commis des erreurs. « Des constats et réactions à chaud, sans réfléchir. Ce sont des erreurs, je les regrette et j'ai tout retiré », explique-t-il, tout en revendiquant un droit à l'humour. « Plus personne n'ose m'envoyer de blagues », déplore le candidat, visiblement ébranlé par cette polémique. « C'est ma première campagne, je ne m'attendais pas à ça, qui n'a rien à voir avec une campagne pour les municipales ».
Le soutien inconditionnel de la députée RN Edwige Diaz
Fernand Beauvillain pourra toutefois compter sur le soutien apporté par la députée RN Edwige Diaz. Celle-ci dénonce avec virulence les agissements de ce qu'elle qualifie d'« officine d'extrême gauche créée exclusivement pour lutter contre le RN, en se faisant passer pour des journalistes ». Elle s'étonne également du relais accordé à ces accusations par Le Parisien.
Pour la députée, il s'agit clairement d'une manœuvre politique visant à discréditer le Rassemblement national auprès des électeurs. Elle souligne que ces propos « n'ont pas été signalés au procureur dans le cadre d'un article 40, ce qui est gratuit et facile à faire ». « Sans condamnation ni aucune plainte, nous n'allons évidemment pas retirer l'investiture à Fernand [Beauvillain], qui est un garçon remarquable, dévoué et courageux », affirme-t-elle avec conviction.
Edwige Diaz renouvelle ainsi son soutien total au candidat, appelant au respect de l'humour et de la liberté d'expression. Elle enjoint également à « faire preuve d'indulgence si des propos ont pu heurter non intentionnellement des personnes ». Cette affaire met en lumière les tensions et les enjeux qui entourent la campagne électorale, où chaque publication sur les réseaux sociaux peut devenir un sujet de polémique et de débat public.



