Brigitte Vidal, nouvelle maire RN de Peymeinade : le visage affable de l'extrême droite dans les Alpes-Maritimes
Brigitte Vidal, maire RN de Peymeinade : un visage affable à l'ouest des Alpes-Maritimes

Brigitte Vidal, le sourire conquérant du Rassemblement national à Peymeinade

« Je ne me suis jamais cachée », lance Brigitte Vidal, fraîchement élue maire de Peymeinade, dans les Alpes-Maritimes. Son élection confortable face à deux listes d'opposition fait d'elle la seule édile du Rassemblement national à l'ouest du département. Avec un sourire qui dit oui à la sécurité et non au béton, elle incarne un visage affable et populaire pour son parti.

Une étiquette revendiquée haut et fort

« Dès le début de ma campagne, je me suis affichée comme telle », insiste-t-elle, contrastant avec ceux qui se présentent sans étiquette. Récemment encartée au RN après avoir quitté LR, qu'elle accuse de s'être « acoquiné avec le macronisme », elle assume fièrement ses nouvelles couleurs. Son parler franc, voire sa « grande gueule », rappelle le style de Charles Pasqua, qu'elle admire pour son charisme et sa politique « sans zigzaguer ».

Un programme axé sur la sécurité et le refus du béton

Brigitte Vidal se veut un « maire populaire qui aime les gens », avec une méthode teintée de populisme. Son programme, forgé durant dix-huit mois de campagne, répond aux demandes des habitants. Elle prévoit d'augmenter le nombre de policiers municipaux de 7 à 11, pour une présence de 7h à 23h. Parallèlement, elle s'oppose au béton, critiquant l'Espace Lebon en construction, hérité de l'équipe précédente. « J'aurais fait un étage de moins, dans l'esprit provençal », affirme-t-elle.

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Des mesures pour les commerçants et une gestion rigoureuse

Pour soutenir les commerçants en difficulté, elle entend requalifier l'avenue de Boutiny et y restaurer un stationnement « trente minutes ». Réfractaire à la hausse fiscale, elle ordonnera un audit financier de la commune. Un audit du personnel est également prévu, non pour virer des agents, mais pour « définir les besoins nécessaires dans chaque service ». Elle se décrit non pas comme autoritaire, mais « ferme », car « il faut quand même gérer une commune ».

Un parcours ancré dans le terroir et la politique locale

Peymeinadoise depuis trois générations, Brigitte Vidal a acquis « les valeurs de la République » auprès de son grand-père, député en Algérie française. Issue d'une famille d'agriculteurs, elle a travaillé dans l'administration avant une préretraite à 41 ans. Son entrée en politique s'est faite comme adjointe de quartier sous l'ancien maire de Grasse, Jean-Pierre Leleux. En revanche, la rupture avec son successeur, Jérôme Viaud, est consommée depuis 2017, après un désaccord sur le Golf de la Grande Bastide.

Une incarnation de la dédiabolisation du RN

Pour les caciques locaux du RN, comme le député Lionel Tivoli, son élection est une aubaine. Au-delà d'une prise de guerre politique, Brigitte Vidal incarne la « dédiabolisation » souhaitée par le parti, offrant une consolation après des résultats municipaux mitigés à l'ouest du département. Élégante dans son chemisier blanc à pois noirs, elle rit à l'idée d'être comparée à Cruella, préférant incarner une Marianne populaire et souriante.

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