Pierre-Yves Bournazel défie sa propre majorité en refusant toute alliance avec LR à Paris
Bournazel refuse l'alliance avec LR à Paris, créant des tensions chez Horizons

Le pari risqué de Pierre-Yves Bournazel aux municipales parisiennes

Pierre-Yves Bournazel, secrétaire général du parti Horizons et conseiller municipal de Paris, a pris une décision qui pourrait bien bouleverser le paysage politique de la capitale. Soutenu par Edouard Philippe, président d'Horizons, le candidat a clairement indiqué qu'il refusait toute alliance avec son adversaire du parti Les Républicains, Rachida Dati, aussi bien au premier qu'au second tour des élections municipales de mars.

Une stratégie qui divise son propre camp

Depuis plusieurs semaines, Pierre-Yves Bournazel résistait aux pressions pour former une alliance au premier tour avec Rachida Dati. Mais c'est mercredi 25 février qu'il a franchi un cap décisif en fermant définitivement la porte à toute collaboration avec la prétendante de la droite au second tour. « Je mène campagne pour gagner », a-t-il justifié au micro de la matinale de France Inter, affirmant ainsi sa volonté de maintenir sa candidature le 15 mars au soir s'il dépasse le seuil qualificatif des 10%.

Cette déclaration a immédiatement créé des remous au sein même de son parti. De nombreux cadres et élus d'Horizons critiquent en coulisses sa stratégie de campagne, d'autant que le candidat de centre droit patine actuellement en troisième position dans les sondages. En prenant cette position ferme, Pierre-Yves Bournazel s'aliène une partie de son camp et met Edouard Philippe dans une position délicate.

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Des réactions contrastées dans la majorité présidentielle

Sans surprise, la déclaration de Pierre-Yves Bournazel a été applaudie par ses alliés macronistes, qui voient dans cette position une affirmation de l'autonomie du centre droit par rapport à la droite traditionnelle. À l'inverse, les soutiens de Rachida Dati, ministre de la Culture, ont vivement critiqué cette décision qu'ils jugent contre-productive pour l'ensemble de la majorité présidentielle.

La situation est d'autant plus complexe que Pierre-Yves Bournazel est également soutenu par Renaissance, ce qui crée des tensions au sein de la coalition gouvernementale. Sa stratégie de campagne, qui consiste à instiller l'idée d'un maintien au second tour même en position défavorable, témoigne d'une volonté d'affirmer l'existence d'une voie centriste indépendante à Paris.

Cette prise de position intervient alors que les élections municipales parisiennes s'annoncent particulièrement disputées, avec plusieurs candidats de poids en lice. Le refus de toute alliance avec Les Républicains pourrait redessiner les équilibres politiques dans la capitale et avoir des répercussions au niveau national sur les relations entre les différentes composantes de la majorité présidentielle.

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