Bordeaux : Cazenave accuse Hurmic de cacher une hausse fiscale de 1,2 milliard d'euros
Bordeaux : Cazenave accuse Hurmic de cacher une hausse fiscale

Bordeaux : la campagne municipale s'envenime sur la question fiscale

La campagne pour les élections municipales à Bordeaux connaît un tournant accusatoire ce vendredi 20 février. Thomas Cazenave, candidat de la droite et du centre, a vivement critiqué le maire écologiste sortant, Pierre Hurmic, l'accusant de dissimuler une hausse massive de la fiscalité locale en cas de réélection.

Un programme jugé « irréaliste » et coûteux

Thomas Cazenave a estimé que le programme de Pierre Hurmic, incluant notamment neuf nouvelles crèches, six centres sportifs et neuf bibliothèques, représenterait un coût total de plus de 1,2 milliard d'euros. Selon ses calculs, cela se traduirait par un surcoût annuel de 200 millions d'euros pour le budget municipal, dont 40 millions en fonctionnement et 160 millions en investissement.

« Les Bordelais et les Bordelaises doivent savoir la vérité », a-t-il déclaré, affirmant que cette « liste de promesses considérables » cacherait une réalité fiscale lourde. Il accuse le maire sortant d'entretenir un flou, notamment sur son plan pluriannuel d'investissement (PPI), et de n'avoir d'autre ressource que l'augmentation des impôts, comme cela a été le cas en 2023 avec la hausse de la taxe foncière.

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La réponse cinglante de Pierre Hurmic

Pierre Hurmic a immédiatement répliqué, qualifiant le chiffre de 1,2 milliard d'euros de « chiffre sorti de nulle part » et dénué de toute valeur hors contexte. Il défend un programme « pleinement soutenable pour les finances de la Ville » et garantit une fiscalité constante, sans augmentation.

L'équipe du maire sortant a contre-attaqué, dénonçant une « posture démagogique » de la part de Thomas Cazenave, qu'elle présente comme le candidat d'Emmanuel Macron. Elle estime que ces accusations visent à masquer les difficultés de son adversaire à s'imposer dans une campagne jugée trop calme.

Des visions opposées sur la mobilité et la transparence

Au-delà des questions budgétaires, le débat s'est étendu à la politique de mobilité. Thomas Cazenave a pressé Pierre Hurmic sur ses intentions concernant la place de la voiture en centre-ville, promettant pour sa part un moratoire sur la piétonnisation et la suppression des places de parking.

Pierre Hurmic, par la voix de son adjoint Didier Jeanjean, défend une approche nuancée, assurant vouloir préserver la voiture pour ceux qui en ont besoin tout en développant des alternatives comme l'autopartage.

Un climat de campagne qui se tend

Thomas Cazenave a appelé à une plus grande transparence de la part de tous les candidats, les exhortant à « jouer carte sur table » et à sortir de l'ambiguïté. Cette sortie intervient alors que le premier tour des élections municipales approche à grands pas, dans un contexte où chaque candidat cherche à marquer des points face à un électorat encore indécis.

L'échange houleux entre les deux principaux prétendants à la mairie de Bordeaux illustre les clivages profonds qui traversent cette campagne, notamment sur les questions financières et d'aménagement urbain, promettant des débats animés dans les dernières semaines avant le scrutin.

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