Un ancien élu des Républicains soutient Geneviève Darrieussecq en critiquant la fiscalité de Charles Dayot
Après le soutien du maire de Dax à Charles Dayot, c'est au tour de Geneviève Darrieussecq de recevoir un appui politique significatif. Hervé Bayard, ancien premier adjoint de Mont-de-Marsan, a officiellement annoncé son soutien à l'ancienne maire dans un communiqué public. Ce ralliement intervient dans un contexte électoral tendu, marqué par des divergences profondes au sein de la droite locale.
Des démissions qui parlent d'elles-mêmes
Hervé Bayard n'est pas un soutien anodin. Démissionnaire de la vice-présidence aux finances de l'Agglomération en janvier 2024, puis de son poste à l'urbanisme à la mairie en mai 2025, l'élu apporte aujourd'hui son poids politique à Geneviève Darrieussecq. Dans son communiqué, il explique clairement les raisons de son engagement : « Le financement du programme électoral de Charles Dayot conduira obligatoirement à une hausse très importante de la fiscalité. Voter Dayot revient à voter pour plus d'impôts ».
L'ancien élu, qui ne figure sur aucune des listes présentées au second tour, choisit délibérément l'angle des finances publiques pour attaquer le maire sortant. Il rappelle avec insistance son souci, « comme l'immense majorité des sympathisants de ma famille politique (les Républicains) », pour « le poids de la fiscalité ».
Une rupture fiscale au cœur du désaccord
Bayard précise que c'est précisément pour des raisons fiscales qu'il a démissionné de ses fonctions en 2024. « J'ai mis fin à cette fonction quand Charles Dayot a décidé d'augmenter les impôts de 85 % », affirme-t-il sans ambages. L'ancien vice-président aux finances explique avoir « toujours veillé à ce que les concitoyens ne soient pas en la matière abusivement mis à contribution », position qu'il estime incompatible avec la politique menée par Dayot.
Son communiqué se termine par une pique à l'endroit du candidat de la gauche, Frédéric Dutin : « Le programme de Frédéric Dutin, moins dispendieux, reste tout de même également hors de portée des finances de Mont-de-Marsan. Et nous savons tous que la gauche a une culture de financement de toutes les actions pour des hausses régulières d'impôts ».
Les Républicains divisés sur l'avenir de Mont-de-Marsan
Cette prise de position ne fait pas l'unanimité au sein des Républicains. Marc Vernier, le patron de la fédération LR des Landes, confirme quant à lui son soutien au maire sortant Charles Dayot. « Nous pensons que Charles Dayot est le seul qui puisse représenter les valeurs de la droite et du centre, le seul qui puisse s'opposer à un retour de la gauche à Mont-de-Marsan », déclare-t-il, marquant ainsi une fracture visible au sein du parti.
Cette division illustre les tensions qui traversent la droite landaise à l'approche du second tour. Alors que certains, comme Bayard, privilégient la question fiscale pour justifier leur soutien à Darrieussecq, d'autres, à l'instar de Vernier, mettent en avant la nécessité de faire barrage à la gauche.
La campagne électorale à Mont-de-Marsan prend ainsi une tournure particulièrement animée, avec des anciens alliés qui s'affrontent désormais ouvertement sur la place publique. Les questions financières et fiscales apparaissent au cœur des débats, révélant des conceptions différentes de la gestion municipale au sein même de la droite locale.



