Un assistant parlementaire RN licencié pour des tweets racistes et antisémites
Vincent Claudin, assistant parlementaire de la députée Rassemblement national Lisette Pollet, a été licencié ce mercredi 25 février 2026. Ce licenciement fait suite à la révélation par Mediapart de publications sur le réseau social X, sous pseudonyme, contenant des messages racistes, homophobes, antisémites et faisant l'apologie du Troisième Reich.
Des publications « en contradiction avec nos valeurs »
La députée de la Drôme a justifié cette décision dans un communiqué publié sur X : « Cette séparation fait suite à la publication, sur ses réseaux sociaux personnels, de plusieurs messages dont le contenu est en contradiction avec les valeurs, les principes et la ligne de conduite que je défends. »
Les tweets révélés par Mediapart montrent que Vincent Claudin « affiche son admiration pour le Troisième Reich, son espoir de l'avènement d'un régime fasciste et eugéniste en France, et déverse sa haine des juifs, des personnes racisées et des homosexuels », selon le média d'investigation.
Un passé au sein du groupuscule néonazi Lyon Populaire
Outre ces publications problématiques, Vincent Claudin a également appartenu au groupuscule néonazi Lyon Populaire, dissous par le ministère de l'Intérieur en juin 2025. Ce groupuscule était marqué par « une idéologie qui provoque à des agissements violents, exalte la collaboration avec l'Allemagne nazie et propage des idées tendant à justifier ou à encourager un discours discriminatoire et haineux ».
La députée Lisette Pollet avait reconnu être au courant de cette ancienne appartenance, mais affirmait que son collaborateur en avait été exclu en juin 2024. Mediapart conteste cette chronologie, soulignant que Vincent Claudin relayait encore les publications de Lyon Populaire en février 2025, quelques semaines avant son embauche.
Proche de Quentin Deranque
Vincent Claudin s'est récemment présenté dans les médias comme l'un des « meilleurs amis » de Quentin Deranque, le militant identitaire décédé le 14 février 2026 après des violences avec l'ultra-gauche. Il a été interviewé sur CNews et au 13-Heures de France 2, et a appelé à participer à la marche en hommage au jeune homme.
Cette marche, où étaient présentes des figures de l'extrême droite, a été marquée par des saluts nazis, des insultes racistes et des chants homophobes. Le député RN Jean-Philippe Tanguy a toutefois affirmé que la participation de Vincent Claudin à cette marche n'avait pas de lien avec son licenciement.
Des excuses et des justifications
Face à Mediapart, Vincent Claudin a évoqué des « publications d'un compte anonyme privé, sur le registre de l'ultra-provocation outrancière et sulfureuse et de l'humour noir hors contexte », présentant ses excuses pour ces contenus.
Le député Jean-Philippe Tanguy a quant à lui qualifié ces publications de « contenus impardonnables » lors d'une interview sur RTL, tout en trouvant « normal » que Vincent Claudin ait voulu rendre hommage à son ami Quentin Deranque.
Cette affaire met en lumière les difficultés du Rassemblement national à contrôler les publications de ses collaborateurs sur les réseaux sociaux, alors que le parti cherche à normaliser son image politique. Les révélations de Mediapart interviennent dans un contexte de tensions politiques accrues et de montée des discours de haine en ligne.



