Une victoire écrasante pour la droite à Périgueux
Les résultats du second tour des élections municipales à Périgueux ont confirmé une nette victoire pour la droite, avec une véritable vague bleue submergeant la ville. Le tombeur du maire sortant, Michel Cadet, s'est imposé de manière spectaculaire dans 16 bureaux de vote sur les 20 que compte la commune. Cette performance électorale démontre une adhésion massive des Périgourdins à son projet politique.
Une domination sans appel dans le centre-ville et les quartiers résidentiels
L'analyse détaillée des résultats révèle que Michel Cadet a réalisé ses scores les plus impressionnants dans le centre-ville historique. Sur les bureaux 1, 2 et 3, correspondant aux quartiers des Arènes, de la Cité, de l'arrière du tribunal et du Théâtre, sa victoire a été particulièrement nette. Le quartier du Théâtre lui a même offert son record absolu avec 60,91% des suffrages exprimés. L'hypercentre historique, représenté par le bureau numéro 20, lui a également été acquis avec 52,87% des voix.
En s'éloignant du centre, le candidat victorieux a su convaincre dans la quasi-totalité des quartiers cossus et pavillonnaires de la ville. Les secteurs de Vésone (bureau 19), le Bassin (bureau 4), Bertran-de-Born (bureau 18), Gamenson (bureau 13), Clos Chassaing (bureaux 10 et 11), le quartier de la gare (bureau 5), la Grenadière (bureau 9), le Puy Bernard (bureau 7) et, sur la rive gauche, toute la rue des Prés ainsi que le Petit Change (bureaux 14, 15 et 16) ont tous basculé en sa faveur.
Les rares bastions de résistance pour la gauche
Face à cette marée conservatrice, le candidat socialiste n'a pu limiter la casse que dans quelques secteurs bien précis. Les quartiers du Toulon (bureau 8) et de Saint-Georges (bureau 17) ont montré une certaine résistance à la vague bleue. Plus significativement, le concurrent socialiste a réussi à tirer son épingle du jeu dans le quartier de Laure-Gatet et de la rue des Remparts (bureau 12).
Le Gour de l'Arche (bureau 6) s'est quant à lui confirmé comme un bastion populaire traditionnellement acquis à la gauche, même si la mobilisation y a été légèrement moins forte lors de ce second tour comparé au premier scrutin.
L'analyse des reports de voix révélatrice
L'examen des reports de voix entre les deux tours apporte des enseignements politiques significatifs. Au Gour de l'Arche, par exemple, le candidat socialiste Émeric Lavitola a réalisé un score bien supérieur à la simple addition de ses voix du premier tour et de celles obtenues par Vincent Belloteau lors du premier scrutin. Cette dynamique positive s'explique notamment par un report massif des voix de La France Insoumise en sa faveur.
À l'inverse, les colistiers centristes d'Antoine Audi, qui avaient rejoint le maire sortant entre les deux tours, n'ont finalement pesé que très peu en termes de bulletins. Cette réalité électorale confirme que les électeurs d'Antoine Audi étaient clairement positionnés à droite et se sont massivement reportés sur Michel Cadet lors du second tour, contribuant ainsi à sa victoire écrasante.
Cette élection municipale à Périgueux marque donc un tournant politique important, avec une droite qui renforce considérablement son implantation dans la ville, ne laissant que quelques poches de résistance à l'opposition socialiste.



