Une candidature tardive à Bayonne pour la candidate LFI
Sandra Pereira-Ostanel, candidate La France Insoumise, a annoncé sa candidature à Bayonne mi-février seulement, quelques semaines avant le premier tour des élections municipales de 2026. Cette bayonnaise d'origine, ancienne élue municipale à Anglet où elle avait obtenu 6,25% des voix en 2020, a justifié ce calendrier serré par des raisons personnelles. « Des éléments de ma vie privée et familiale font que je peux y présenter ma candidature. Sur ce sujet, je ne souhaite pas m'étendre, ce sont des choses personnelles », a-t-elle déclaré.
Un résultat honorable malgré une campagne express
À Bayonne, où cinq listes étaient engagées au premier tour dont trois de gauche, Sandra Pereira-Ostanel a recueilli 3,81% des suffrages, soit 726 voix, ce qui ne lui permet pas d'obtenir de siège au conseil municipal. « C'était la première fois qu'on partait sur la ville de Bayonne. On est parti tardivement », reconnaît-elle. La constitution de la liste complète de 47 noms en si peu de temps représente selon elle « un exploit ».
« Trois semaines de campagne, ce n'est évidemment pas assez. On est un peu déçus, mais c'est un chiffre honorable malgré tout », analyse la candidate. Elle regrette de ne pas avoir atteint les 5% nécessaires au remboursement des frais de campagne, mais insiste sur l'importance d'avoir été présents « dans le contexte national que nous vivons et parce que Bayonne est une ville populaire malgré tout ».
L'analyse du second tour et la dynamique nationale
Interrogée sur l'entre-deux-tours et le second tour, Sandra Pereira-Ostanel replace son expérience bayonnaise dans le contexte national du mouvement LFI. « C'était la première fois que le mouvement LFI allait rentrer fortement dans une campagne des municipales », souligne-t-elle, rappelant les victoires à Saint-Denis et Roubaix ainsi que l'élection d'élus insoumis dans diverses municipalités.
À Bayonne, la candidate s'est dite « assez surprise » par l'écart important au second tour entre la liste de gauche « Rassemblés pour Bayonne » et la liste du maire sortant Jean-René Etchegaray. « Tout l'électorat de gauche ne s'est peut-être pas reconnu dans l'offre proposée au second tour », avance-t-elle. Elle note également que la liste d'extrême droite a perdu des voix qui se seraient reportées sur celle d'Etchegaray, et que « la droite bayonnaise s'est mobilisée pour qu'il n'y ait pas la gauche à Bayonne ».
Un avenir politique toujours à Bayonne
Malgré ce résultat modeste, Sandra Pereira-Ostanel affirme voir son avenir politique à Bayonne. « Oui, parfaitement », répond-elle sans hésitation lorsqu'on l'interroge sur cette perspective. Concernant Anglet, où elle avait été élue dans l'opposition en 2020, elle observe que « la gauche perd aussi » dans cette ville « plutôt de centre droit ».
« Pas de regrets », martèle-t-elle à plusieurs reprises. « En politique, je me mets au service des autres, de la population. Sur Anglet, c'étaient les précédentes élections. LFI était encore un mouvement nouveau, j'y suis allée déterminée. » Elle rappelle qu'elle était alors « la seule élue LFI » du département avec plus de 6% des voix.
« Je crois qu'il faut aller là où on a besoin de nous », conclut Sandra Pereira-Ostanel. « Je considère que Bayonne, par sa configuration, était un bon choix. On a été présents, tout est à poursuivre. Continuer à faire en sorte que LFI soit représentée, pour répondre aux besoins de la population. On n'est pas élu pour soi. On n'est pas élu pour des places. »



