Un débat public refusé par le maire sortant à Saint-Jean-de-Luz
À Saint-Jean-de-Luz, la campagne électorale pour les municipales prend un tournant singulier à l'approche du second tour. Le maire sortant Jean-François Irigoyen, arrivé nettement en tête dimanche 15 mars avec 47,34 % des suffrages, a officiellement décliné la proposition d'organiser un débat public entre les trois candidats qualifiés.
Une proposition venue des adversaires
Manuel de Lara, arrivé deuxième ce dimanche 15 mars avec 26,56 % des voix, avait immédiatement appelé à ce débat dans un communiqué de presse publié le soir même du premier tour. Il avait même suggéré une date et un lieu précis : mercredi 18 mars, dans la salle Tanka de la ville.
Pascal Lafitte, troisième avec 23,72 % des suffrages, a rapidement fait savoir ce lundi qu'il était partant pour ce débat. Il avait d'ailleurs déjà tenté de convaincre ses deux adversaires d'organiser un tel échange public avant le premier tour, mais sans succès, les deux principaux candidats peinant alors à s'accorder sur le calendrier.
Le maire sortant préfère le terrain
Jean-François Irigoyen justifie son refus en considérant que le temps est désormais trop réduit jusqu'au second tour prévu dimanche prochain. Selon lui, l'occasion d'un débat public a été manquée et il préfère concentrer ses efforts sur une campagne de terrain, en allant directement à la rencontre des électeurs luziens.
Cette décision signifie que le seul débat de toute la campagne électorale à Saint-Jean-de-Luz aura été celui du 1er février sur les ondes d'Ici Pays basque, avant même le premier tour. Un choix qui pourrait influencer la dynamique de la dernière ligne droite avant le scrutin décisif.
Un contexte électoral particulier
La situation présente plusieurs particularités :
- Le maire sortant arrive au second tour avec un score très élevé de 47,34 %
- Les deux autres candidats, Manuel de Lara et Pascal Lafitte, sont favorables à un débat public
- Le calendrier est effectivement serré entre les deux tours
- Le précédent débat radiophonique remonte à plus d'un mois avant le premier tour
Cette absence de confrontation directe entre les trois finalistes dans les derniers jours de campagne crée ainsi une configuration inhabituelle pour cette élection municipale luzienne, où le dialogue public cède la place à d'autres formes de communication politique.



