Municipales à Saint-Jean-de-Luz : Irigoyen en position de force pour le second tour
À Saint-Jean-de-Luz, les résultats du premier tour des élections municipales du 15 mars placent le maire sortant Jean-François Irigoyen dans une position très avantageuse. Sa liste Saint-Jean-de-Luz Passionnément a recueilli 47,34 % des suffrages exprimés, manquant de justesse la majorité absolue avec seulement 280 bulletins supplémentaires nécessaires. Cette performance lui permet d'aborder le second tour avec sérénité, d'autant que son camp a enregistré une progression notable de 798 voix par rapport à 2020, soit une hausse de 29,07 %.
Une bataille serrée pour la deuxième place
Si la victoire de Jean-François Irigoyen semble presque acquise, la véritable incertitude réside dans la course pour la deuxième place. Deux candidats se disputent cette position : Manuel de Lara et Pascal Lafitte. Le premier bénéficie d'une avance de près de trois points et 209 voix sur son rival. Cette marge est bien plus confortable que celle dont il disposait en 2020, où il ne devançait Pascal Lafitte que de 39 voix.
Manuel de Lara peut également se targuer de la progression la plus significative entre les deux scrutins, avec une augmentation de 35 % de ses voix, soit huit points de plus que la hausse de la participation. Cependant, malgré cette performance, il reste largement distancé par le maire sortant et devra réaliser une campagne exceptionnelle pour espérer créer la surprise.
Les enjeux du report des voix
La liste de gauche Donibanen Bizi, unie avec La Gauche luzienne et menée par Pascal Lafitte, a également progressé de manière significative, avec 1 746 voix supplémentaires par rapport à 2020, soit une hausse de 29,49 %. Pour combler son retard sur Manuel de Lara, Pascal Lafitte pourrait bénéficier du report des 175 voix obtenues par Jacqueline Uhart et le camp des travailleurs, dont l'électorat est traditionnellement plus proche de la gauche.
Ce report pourrait être déterminant pour permettre à Pascal Lafitte de dépasser Manuel de Lara et de s'imposer comme la première force d'opposition au conseil municipal. Un tel scénario représenterait un revers important pour les animateurs de Donibanen Bizi, qui espèrent renforcer leur influence dans la Cité des corsaires.
Une campagne marquée par les tensions sur les réseaux sociaux
En l'absence de débat public, la campagne du second tour s'est largement déplacée sur les réseaux sociaux, où les soutiens des deux challengers s'affrontent parfois avec virulence. Ces échanges parfois salés reflètent l'intensité de la bataille pour la deuxième place, qui mobilise autant les candidats que leurs partisans.
De son côté, Jean-François Irigoyen, assuré de sa réélection, observe ces tensions avec une certaine distance. Il semble d'ailleurs plus enclin à partager les responsabilités municipales avec les équipiers de Pascal Lafitte qu'avec ceux de Manuel de Lara, ce qui pourrait influencer indirectement le résultat final.
Le second tour, qui se tiendra le 22 mars, promet donc d'être riche en rebondissements, même si la victoire du maire sortant ne fait guère de doute. Tous les regards seront tournés vers la lutte pour la deuxième place, qui déterminera la configuration de l'opposition et les équilibres politiques locaux pour les années à venir.



