Cambo-les-Bains : Pas d'alliance entre les opposants, suspense maintenu pour le second tour
Pas d'alliance à Cambo-les-Bains, suspense maintenu au second tour

Cambo-les-Bains : L'absence d'alliance maintient le suspense pour le second tour

À Cambo-les-Bains, le second tour des élections municipales, prévu dimanche 22 mars, s'annonce particulièrement serré. Les listes de Peio Etxeleku, qui a obtenu 39,53% des voix au premier tour, et d'Argitxu Hiriart-Urruty, avec 25,46%, n'ont engagé aucune discussion en vue d'une alliance. Cette décision maintient le suspense électoral, offrant au maire sortant Christian Devèze, crédité de 34,99% des suffrages, une réelle opportunité de combler son retard.

Des positions politiques irréconciliables

Argitxu Hiriart-Urruty, candidate de la gauche abertzale sous la bannière EH bai, a expliqué que la décision de ne pas s'allier avec Peio Etxeleku du Parti Nationaliste Basque (PNB) et son groupe Kanbo Elkartu a été prise dès dimanche soir, avec les membres de sa liste Nahi Dugun Herria. Elle qualifie cette décision de « très majoritaire » et la justifie par une « cohérence politique » nécessaire.

Selon elle, trop de sujets fondamentaux séparent leurs programmes, notamment sur des dossiers sensibles comme la Ligne à Grande Vitesse (LGV), le projet Batera, ou les accords du Mercosur. Cette clarification vis-à-vis des électeurs est présentée comme un choix stratégique pour préserver l'intégrité de son message politique.

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Absence de négociations et calculs politiques

La candidate a également révélé qu'aucune démarche de négociation n'a été initiée, ni de sa part ni de celle de Peio Etxeleku. Ce dernier, dimanche soir après l'annonce des résultats, semblait vouloir éviter ce qu'il a qualifié de « calculs politiciens », mettant ainsi à distance toute idée de tractations post-premier tour.

Cette absence de dialogue renforce l'isolement des deux listes, chacune restant sur ses positions sans chercher de compromis. Cette situation inédite crée un contexte électoral où chaque voix comptera doublement.

Une chance pour le maire sortant

Christian Devèze, du Mouvement Démocrate (Modem), bénéficie directement de cette division. Avec un retard de seulement 146 voix sur Peio Etxeleku, il conserve une chance réelle de l'emporter au second tour. Les 35% d'abstentionnistes enregistrés au premier tour pourraient jouer un rôle décisif, détenant potentiellement les clés du scrutin.

Le maire sortant devra convaincre ces électeurs indécis, ainsi que tenter de rallier une partie des suffrages des autres listes, pour inverser la tendance. La campagne s'annonce donc intense et incertaine jusqu'au dernier moment.

Un second tour sous haute tension

Les forces en présence resteront strictement les mêmes qu'au premier tour, sans fusion ni retrait de listes. Cette configuration rare maintient une compétition à trois, où chaque candidat devra maximiser sa mobilisation.

Les enjeux locaux, tels que les projets d'infrastructure et les politiques environnementales, seront au cœur des débats. Les électeurs de Cambo-les-Bains auront à choisir entre continuité, changement modéré ou rupture plus radicale, dans un climat politique tendu et passionnant.

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