Municipales 2026 à Paris : Emmanuel Grégoire porte plainte contre Rachida Dati pour diffamation
Paris 2026 : Grégoire porte plainte contre Dati pour diffamation

Municipales 2026 à Paris : Emmanuel Grégoire porte plainte contre Rachida Dati pour diffamation

La campagne pour les élections municipales de 2026 à Paris s'envenime avec une plainte pour diffamation déposée par Emmanuel Grégoire, candidat de la gauche unie hors LFI, contre sa concurrente de droite Rachida Dati. Cette action judiciaire fait suite à des accusations formulées par Rachida Dati sur les chaînes CNews et Europe 1, où elle a imputé des actes de violence à Emmanuel Grégoire et à ses colistiers David Belliard et Ian Brossat.

Des accusations jugées infondées et diffamatoires

Dans un communiqué publié ce lundi 16 février 2026, l'équipe de campagne d'Emmanuel Grégoire a réagi vivement aux propos de Rachida Dati. « Afin de défendre l'honneur d'Emmanuel Grégoire et de la gauche unie ainsi que l'intégrité du débat démocratique à Paris, une plainte sera déposée ce jour pour diffamation à l'encontre de Madame Rachida Dati », a-t-elle déclaré. Le texte ajoute que ces accusations sont non seulement infondées, mais profondément diffamatoires, portant atteinte à l'honneur et à la probité du candidat et de ses équipes.

Rachida Dati avait affirmé plus tôt : « Parfois, vous pouvez mener des réunions et l'équipe de Monsieur Brossat, Monsieur Belliard et Monsieur Grégoire vous envoie des gens pour essayer de vous agresser ou d'agresser les gens avec lesquels vous vous réunissez ». Elle a également évoqué le décès du militant nationaliste Quentin D. après une violente agression à Lyon, en lien avec ces allégations.

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Des plaintes coordonnées et des réactions indignées

Les colistiers d'Emmanuel Grégoire, le communiste Ian Brossat et l'écologiste David Belliard, ont confirmé qu'ils déposeraient également plainte pour diffamation. David Belliard a réagi avec fermeté, déclarant dans un message à l'AFP : « Instrumentaliser la mort d'un jeune homme en racontant des mensonges, c'est indigne. Et c'est surtout illégal ». Cette solidarité au sein de la gauche unie souligne la gravité perçue des accusations.

Parallèlement, l'équipe d'Emmanuel Grégoire a dénoncé un incident survenu dimanche matin au marché Grenelle, dans le XVᵉ arrondissement. Selon un communiqué, un militant de la gauche unie a été pris à partie par des militants d'extrême droite emmenés par Samuel Lafont, tête de liste de la candidate zemmouriste Sarah Knafo. L'incident aurait impliqué des gestes agressifs et des intimidations, exacerbant les tensions déjà vives dans cette campagne électorale.

Un climat politique tendu à Paris

Samuel Lafont a répondu sur le réseau social X, accusant à son tour les militants de la gauche unie d'agressions verbales et d'insultes. « Vous mentez @egregoire et @IanBrossat. Vous mentez et vous le savez ! VOS militants nous ont agressés verbalement. En nous insultant grossièrement », a-t-il écrit, faisant référence à un récent meurtre attribué à l'extrême gauche. Ces échanges témoignent d'une escalade des tensions dans la capitale, où la bataille pour la mairie s'annonce particulièrement âpre.

Cette plainte pour diffamation marque un tournant dans la campagne des municipales 2026 à Paris, mettant en lumière les enjeux de l'honneur politique et de l'intégrité du débat démocratique. Les développements judiciaires à venir pourraient influencer le climat électoral dans les semaines précédant le scrutin.

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