Municipales à Nîmes : Julien Sanchez (RN) maintient sa liste et prépare l'entre-deux-tours
Julien Sanchez, candidat du Rassemblement national, est arrivé en tête au premier tour des élections municipales à Nîmes avec 30,39 % des voix. Dès ce lundi 16 mars après-midi, il a déposé sa liste en préfecture, qui reste inchangée par rapport au premier tour. Cette décision intervient après une semaine intense de campagne, marquée par des distributions de tracts et des rencontres avec des acteurs économiques et touristiques locaux.
Une main tendue refusée par Franck Proust
Julien Sanchez a révélé avoir proposé à Franck Proust, candidat arrivé en troisième position, huit postes éligibles sur sa liste, dont quatre adjoints au maire. Cependant, Franck Proust a exigé le poste de maire, une demande que le candidat RN juge irréaliste compte tenu des scores électoraux. "Ça me paraissait compliqué vu son score !", a-t-il déclaré, ajoutant que laisser la présidence de Nîmes Métropole à Proust ne serait pas sain, en raison de souvenirs mitigés laissés par ce dernier.
L'alliance Proust-Plantier vue avec scepticisme
Face au refus de Franck Proust, ce dernier s'est tourné vers une fusion avec Julien Plantier, candidat arrivé en quatrième position. Julien Sanchez exprime des doutes sur cette alliance, estimant que "ces gens se détestent" et que l'union pourrait se saborder d'elle-même. Il souligne également que la logique mathématique des scores combinés (19 % pour Proust et 15 % pour Plantier) ne garantit pas une victoire, arguant que "beaucoup de gens ne se retrouveront pas dans cette union".
Stratégie pour le second tour face à la gauche
Pour le second tour, Julien Sanchez mise sur la mobilisation des électeurs du Rassemblement national qui se sont abstenus au premier tour, ainsi que sur son programme axé sur la sécurité. Il affrontera Vincent Bouget, candidat de l'Union de la gauche, qui a appelé à un large rassemblement après être arrivé en deuxième position. Le député européen RN reste confiant, estimant que sa position de leader au premier tour lui donne un avantage logique pour atteindre la majorité nécessaire.
La campagne se poursuit donc à Nîmes, avec des enjeux clés autour des alliances politiques et de la capacité des candidats à convaincre un électorat divisé. Les Nîmois devront trancher lors du second tour, dans un contexte de forte polarisation entre l'extrême droite et la gauche.



