Municipales 2026 à Nîmes : Julien Sanchez revendique un score historique pour le RN
Les résultats des élections municipales 2026 à Nîmes ont été marqués par une déclaration forte de Julien Sanchez, candidat du Rassemblement National. Avec 38 % des voix, il affirme que son parti a réalisé un score historique, passant de 14 % en 2020 à ce niveau record. Malgré la victoire de la gauche, Sanchez se projette déjà vers les prochaines échéances électorales.
Un discours offensif et des accusations
Dans une permanence comble de supporters, Julien Sanchez a pris la parole pour critiquer vivement la droite et la gauche. Il a accusé la droite d'avoir offert Nîmes à la gauche par son refus d'alliance, qualifiant cette décision de stratégie politique désastreuse. Sanchez a lancé un appel public à Franck Proust, Plantier et Burgoa pour qu'ils se retirent de la vie politique, menaçant de les faire battre à chaque élection s'ils persistent.
Sur la victoire de la gauche, il a repris les arguments traditionnels du RN, prédisant un affaiblissement de la sécurité, une montée du communautarisme et un impact négatif sur l'économie et le tourisme de la ville. Il a également critiqué ce qu'il appelle des appels de vote de la part d'imams, remettant en cause la légitimité du scrutin.
Un recours en annulation et une opposition ferme
Julien Sanchez a annoncé son intention de déposer un recours en annulation de l'élection municipale. Il invoque un mail envoyé par la salle Paloma à ses abonnés et la distribution de tracts qu'il juge mensongers et diffamatoires contre le RN dans certains quartiers. Malgré ce recours, il assure qu'il siégera bien au conseil municipal de Nîmes, tout en conservant son mandat de député européen.
Avec 11 élus sur 59 au conseil municipal, le RN se prépare à jouer un rôle d'opposition ferme. Sanchez martèle qu'il défendra les valeurs et les principes de son parti, promettant une surveillance étroite des décisions de la nouvelle majorité de gauche.
Réactions et analyses dans l'entourage de Sanchez
Dans la permanence de campagne, les soutiens de Julien Sanchez ne cachent pas leur déception. Catherine Jehanno, ancienne élue de la mandature Fournier, analyse que le vote des quartiers a fait basculer l'élection en faveur de la gauche. Christine Tournier-Barnier, transfuge de l'équipe Proust, pointe du doigt la désunion de la droite comme responsable de ce résultat inattendu.
Malgré l'échec, Titouan Thomas, responsable des jeunes du RN, veut rester positif. Il estime que la campagne a été bien menée et que les perspectives pour l'avenir sont prometteuses. Julien Sanchez partage cet optimisme, affirmant que le RN a remplacé la fausse droite et se prépare à triompher lors du prochain scrutin municipal.
Les résultats définitifs ont confirmé la victoire de la gauche, mais Julien Sanchez et le RN sortent renforcés de cette bataille électorale, avec un score en nette progression et une base militante mobilisée pour les futures échéances.



