Mont-de-Marsan : Frédéric Dutin en tête au premier tour des municipales, une quadrangulaire serrée s'annonce
Municipales Mont-de-Marsan : Dutin en tête, quadrangulaire serrée

Mont-de-Marsan : une quadrangulaire serrée après le premier tour des municipales

Le premier tour des élections municipales de Mont-de-Marsan, qui s'est déroulé ce dimanche 15 mars, a dessiné un scénario de second tour particulièrement serré et indécis. Avec une participation de 58,61%, significativement plus élevée qu'en 2020 (39,79%) bien que légèrement inférieure à celle de 2014 (65,07%), les électeurs ont placé cinq listes en compétition pour une quadrangulaire qui promet d'être intense jusqu'au vote décisif du dimanche 22 mars 2026.

Frédéric Dutin en tête avec près de 30% des voix

À la tête d'une liste d'union de la gauche, Frédéric Dutin a réalisé une performance notable en obtenant 29,72% des suffrages exprimés, soit 3 531 voix. Ce résultat le place en position favorable pour le second tour, une situation que la ville préfecture n'avait plus connue depuis le scrutin municipal de 2008. Dès l'annonce des résultats, le candidat de gauche a interprété ce score comme « un message clair exprimant la volonté d'un changement profond » et a affirmé sa détermination à poursuivre sa campagne programmatique, avec un accent particulier sur la lutte contre l'abstention.

Droit et centre au coude à coude

La liste de gauche n'a cependant pas creusé un écart décisif avec ses principaux concurrents. Seulement 437 voix séparent Frédéric Dutin du maire sortant Charles Dayot, qui a rassemblé 26,04% des suffrages. Ce dernier n'a pas réussi à distancer significativement Geneviève Darrieussecq, ancienne maire de Mont-de-Marsan de 2008 à 2017, qui a obtenu 23,98% des voix (2 849 suffrages).

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Cette proximité des scores a immédiatement généré des tensions entre les deux candidats de droite et du centre. Charles Dayot a publiquement appelé Geneviève Darrieussecq « à se retirer pour le second tour », une demande que cette dernière a catégoriquement rejetée. « Il l'a répété à maintes reprises pendant cette campagne qu'on était dans un match. Et en rugby, il y a deux mi-temps », a-t-elle déclaré, promettant de s'engager avec force dans cette deuxième phase de la compétition électorale.

Le RN en progression et maintien au second tour

Le Rassemblement national réalise une progression notable par rapport aux scrutins précédents. La liste menée par Nicolas Lerègle obtient 13,92% des voix (1 654 suffrages), contre 1 150 voix pour Mickaël Antunes en 2014. Ce score est largement suffisant pour se maintenir au second tour, ce que le candidat d'extrême droite a confirmé en milieu de soirée.

« Nous ne souhaitons pas cautionner la gestion catastrophique de la Ville menée par Charles Dayot et Geneviève Darrieussecq. Il est impossible de s'allier à ceux qui ont endetté cette Ville », a argumenté Nicolas Lerègle. Cette position stratégique poursuit un double objectif : s'ancrer durablement dans le paysage politique local et peser sur les futurs scrutins, notamment les élections sénatoriales, grâce aux sièges qui pourraient être obtenus.

La liste citoyenne comme potentielle réserve de voix

La liste Marsan Citoyen, déjà présente en 2020, obtient 754 suffrages. Benoît Piarrine, porte-parole de cette formation citoyenne, a souligné que « notre première victoire est d'avoir présenté une liste ». Cette base électorale pourrait constituer une réserve de voix déterminante pour faire pencher la balance lors du second tour, bien qu'aucune consigne de vote ne sera donnée de leur part.

Une dernière ligne droite sans concession

Dès ce lundi 16 mars au matin, les quatre candidats encore en lice s'engagent dans une dernière ligne droite de campagne particulièrement intense. Chaque suffrage comptera pour faire la différence dans l'isoloir le dimanche suivant. Pour Frédéric Dutin, l'enjeu est de taille : transformer ce ballottage favorable en victoire définitive pour reprendre une mairie que la gauche avait perdue en 2008, après près de deux décennies d'absence du pouvoir municipal.

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La participation, bien que en hausse par rapport à 2020, reste un sujet de préoccupation pour tous les candidats. Geneviève Darrieussecq a notamment exprimé son incompréhension face à « une abstention trop forte », estimant que « nous n'avons pas suffisamment intéressé les électeurs ». La capacité des candidats à mobiliser leur électorat respectif et à convaincre les indécis sera déterminante pour l'issue de ce scrutin municipal particulièrement serré.