Municipales en Charente-Maritime : Royan face au RN, suspense dans huit communes
Municipales en Charente-Maritime : Royan face au RN, suspense dans huit communes

Municipales en Charente-Maritime : Royan face au RN, suspense dans huit communes

Alors que vingt-cinq des trente-trois communes de la Communauté d'agglomération Royan Atlantique ont déjà élu leurs maires et installé leurs conseils municipaux, huit autres se préparent à un second tour décisif ce dimanche 22 mars. Les enjeux sont multiples, avec notamment la montée du Rassemblement national dans certaines villes.

Royan et la montée du RN

Le maire sortant Les Républicains Patrick Marengo a désigné le candidat du Rassemblement national, Nicolas Calbrix, comme son principal adversaire pour ce second tour. Marengo estime que Calbrix l'a empêché de l'emporter dès le premier tour. En coulisses, le maire sortant aurait visé plus de 45 % des voix, espérant imiter la réélection confortable du maire de Rochefort dès le 15 mars.

Patrick Marengo affiche clairement son objectif : limiter le nombre d'élus du RN au conseil municipal. Il ne cesse de critiquer son opposant, le qualifiant de « parachuté au programme démagogique », notamment en raison de sa promesse de baisser la taxe foncière de 10 % à la fin de la mandature.

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Les autres candidats du premier tour, le centriste Thomas Lafarie (16,02 %) et le communiste Jacques Guiard (11,63 %), cherchent quant à eux à limiter la casse pour ne pas se retrouver isolés dans l'opposition municipale, un exercice souvent éprouvant.

Le feuilleton saint-palaisien

À Saint-Palais-sur-Mer, la campagne d'entre-deux-tours a été mouvementée. Après le retrait de la liste de Jean Prou, l'appel à voter de Charlotte Rogister, deuxième sur la liste du Rassemblement national, pour la liste de Fabienne Labarrière a semé le trouble. Ce soutien a eu plus d'impact que celui de la majorité départementale et de sa présidente Sylvie Marcilly.

Pierre Bernardaud, candidat de la majorité sortante, peut compter sur des soutiens de poids comme Dominique Bussereau, ancien ministre et président du Département, et Jean-Pierre Raffarin, ancien Premier ministre. De son côté, le candidat du RN Didier Heckel, gêné par la position de Charlotte Rogister, tente de consolider son score du premier tour. Une procédure d'exclusion du Rassemblement national a été engagée contre Rogister, mais Heckel demande à ses électeurs de ne pas rayer son nom sur les bulletins, sous peine de nullité.

Dallas-sur-Didonne

À Saint-Georges-de-Didonne, la présence de six listes au premier tour reflète l'attente des habitants et l'instabilité politique de ces dernières années. Deux listes se sont démarquées : celle d'Yves Trocmet (« divers centre » Ensemble autrement) arrive en tête avec 40,69 % des voix et aborde le second tour avec confiance.

Son principal concurrent, Didier Simonnet (30,18 %), a conclu une alliance avec la liste Convergence de Brigitte Weil-Renu (9,34 %). Cette stratégie implique d'intégrer six candidats de Convergence sur sa liste, au détriment de cinq des sept élus de la majorité sortante, une manœuvre risquée.

La Tremblade pourrait basculer

À La Tremblade, une page pourrait se tourner. Laurence Osta-Amigo, devenue maire en cours de mandat en 2017, pourrait ne pas résister à la volonté de changement exprimée au premier tour. Elle avait déjà frôlé la défaite en 2020, avec une victoire étriquée de vingt-sept voix.

Jean-Pascal Desplaces (45,33 %) arrive nettement en tête face à la maire sortante (35,94 %). Il ne s'alliera pas cette fois avec Michel Vollet (18,73 %), investi par le Rassemblement national, qui se maintient au second tour. Sans un sursaut des abstentionnistes, Laurence Osta-Amigo aura du mal à conserver son siège.

Dans les petites communes

Le suspense reste entier dans plusieurs petites communes :

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  • À Barzan, le maire sortant Robert Maigre (47,96 %) fait face à la fusion des listes de son ex-première adjointe Christine Pugnet (30,27 %) et de Serge Brisset (21,77 %).
  • À Talmont-sur-Gironde, avec une participation de près de 92 %, le maire sortant Alain Grasset (30,56 %) est troisième derrière Christine Branchereau (37,96 %) et l'ancien maire Stéphane Loth (31,48 %).
  • À L’Éguille-sur-Seudre, la maire sortante Myriam Portier (44,70 %) est en ballottage face à Jean-Luc Russo (34,85 %) et Jean-Pierre Bon (20,45 %).
  • À Chenac-Saint-Seurin-d’Uzet, Fabrice Richy (46,77 %) est bien placé pour l'emporter face au maire sortant Bruno Dujean (19,35 %) et à l'ancien maire François Delaunay (33,87 %).

Ces second tours promettent des résultats serrés et des changements potentiels dans le paysage politique local de la Charente-Maritime.