Municipales à Béziers : Les permanences électorales, un passage obligé pour les candidats
À l'heure où les réseaux sociaux dominent la communication politique, ouvrir une permanence électorale pourrait sembler désuet. Pourtant, à Béziers, presque tous les candidats aux élections municipales ont choisi de maintenir cette tradition. Seul David Ocard, tête de liste de la France insoumise, fait exception, préférant utiliser le local habituel de son mouvement et organiser des réunions en visioconférence.
Un investissement jugé essentiel par la majorité
Pour les autres candidats, la permanence représente un passage incontournable de la campagne. Thierry Mathieu, conseiller régional et candidat de la liste Rassembler Béziers, a installé son quartier général dans l'immeuble Chapat, en bas des Allées. Malgré des problèmes de chauffage, il défend l'utilité de ce lieu : « C'est une base logistique indispensable où les sympathisants peuvent travailler avec une imprimante et une box internet. Vous ne pouvez pas passer votre temps dans un café ! » souligne-t-il, ajoutant que cela est d'autant plus crucial pour sa liste, présentée comme hors partis.
Accueillir les électeurs et les médias
Robert Ménard, candidat installé place Jean-Jaurès, insiste sur l'importance de l'emplacement. « Il y a des gens qui ne sont pas à l'aise avec internet, qui veulent parler à quelqu'un directement. C'est vital pour eux », explique-t-il. Sa permanence sert également de point de rendez-vous pour les journalistes de médias nationaux, offrant une visibilité accrue à sa campagne.
Un creuset pour les militants et les débats
Julien Gabarron, tête de liste de l'union de la gauche et des écologistes, a établi sa permanence avenue Clemenceau. Pour lui, ce lieu doit être « un creuset où les militants peuvent se retrouver, ça doit bouillonner d'activités ». Il y organise régulièrement des débats, comme récemment sur la condition animale, attirant un public nombreux. En face, Thierry Antoine, candidat du Printemps de Béziers, partage la même avenue, symbolisant la proximité et la concurrence électorale.
La permanence du RN : pratique et identifiée
Le représentant du Rassemblement National a quant à lui choisi un local juste à côté de sa permanence de député, une implantation déjà bien connue des Biterrois. « C'est très pratique, les gens savent déjà où me trouver », se félicite-t-il. Il y reçoit les électeurs tous les après-midi et en fait un point de départ pour les actions de collage et de tractage.
Un symbole résistant de la politique de terrain
Malgré l'omniprésence du numérique, ces permanences restent, selon les candidats, un élément indépassable de la démocratie locale. « L'élection ne se gagne pas sur les réseaux sociaux. La politique n'est pas virtuelle, elle exige de parler aux gens directement, surtout lors des municipales », affirme un candidat. Ces lieux physiques incarnent ainsi la persistance du contact humain dans l'exercice de la citoyenneté, même à l'ère du tout-digital.



