Municipales 2026 : Lyon, Toulouse, Strasbourg... Les enjeux du second tour dans dix villes clés
Municipales 2026 : les enjeux du second tour dans dix villes

Municipales 2026 : les enjeux du second tour dans dix villes clés

À deux jours du second tour des élections municipales, prévu le dimanche 22 mars 2026, de nombreux scrutins restent indécis dans plusieurs grandes villes françaises. La gauche peut-elle l'emporter à Lyon, Bordeaux ou Strasbourg ? Les insoumis parviendront-ils à s'emparer de la mairie de Toulouse ? Le Rassemblement national va-t-il conquérir Toulon ? Autant de questions qui trouveront réponse dimanche soir.

Lyon : la gauche veut valider sa remontada

Dans la capitale des Gaules, le maire sortant écologiste Grégory Doucet, qui a déjoué les sondages en arrivant en tête au premier tour avec 37,4 % des voix, affronte le candidat divers droite Jean-Michel Aulas (36,8 %). Grégory Doucet a obtenu le ralliement de la députée insoumise Anaïs Belouassa-Cherifi (10,4 %), tandis que le RN Alexandre Dupalais (7,1 %) a tendu la main à Jean-Michel Aulas, en vain.

Toulouse : le rêve à portée de main des insoumis

Surprise dans le jeu des alliances à gauche : le socialiste François Briançon (25 %) a choisi de s'allier à l'insoumis François Piquemal (27,6 %), arrivé deuxième derrière le maire sortant divers droite Jean-Luc Moudenc (37,2 %). Cette alliance suffira-t-elle à faire basculer la Ville rose dans le camp mélenchoniste, alors que de nombreuses voix appellent à « faire barrage » à La France insoumise, accusée de dérapages antisémites ?

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Nantes : la maire sortante talonnée par la droite

Autre ville test pour l'attractivité des listes d'union à gauche : Nantes, où la maire sortante socialiste Johanna Rolland (35,2 %), talonnée par le candidat Les Républicains Foulques Chombart de Lauwe (33,8 %), a noué un accord avec l'insoumis William Aucant (11,2 %) pour tenter d'obtenir un troisième mandat. Son sort dépendra du report des voix du RN et de l'ex-macroniste Mounir Belhamiti (8,1 %), qui n'a pas donné de consigne.

Strasbourg : une triangulaire incertaine et rocambolesque

À Strasbourg, la maire sortante écologiste Jeanne Barseghian (19,7 %), arrivée troisième, fait figure de revenante. Alliée à l'insoumis Florian Kobryn (12 %), elle affrontera l'ex-ministre de la Culture Catherine Trautmann (25,9 %), ancienne maire de la ville alliée à Horizons, et le candidat LR Jean-Philippe Vetter (24,2 %). Une triangulaire à l'issue hautement incertaine.

Bordeaux : les écolos tentent de conserver la mairie

L'écologiste Pierre Hurmic, qui a obtenu 27,7 % au premier tour avec le soutien de l'insoumis Nordine Raymond (9,4 %), tente de conserver son siège face au candidat macroniste Thomas Cazenave (25,6 %), en bonne posture après le retrait surprise de l'universitaire Philippe Dessertine (divers centre, 20,2 %).

Nîmes : la droite divisée se rabiboche in extremis

Second tour très ouvert à Nîmes, où le RN Julien Sanchez (30,4 %) affrontera la droite réconciliée et une gauche unie. À droite, Franck Proust (19,5 %) a reçu le soutien de Julien Plantier (15,5 %), tandis que le communiste Vincent Bouget (30 %) représente la gauche.

Nice : le risque élevé d'une prise par l'extrême droite

Christian Estrosi (Horizons, 31 %) affronte Eric Ciotti, candidat de l'extrême droite (43 %), dans un duel à droite toute. La candidate de gauche Juliette Chesnel-Le Roux (12 %) s'est également maintenue pour le second tour.

Toulon : le pari du RN

La députée RN Laure Lavalette (42 %) affronte la sortante divers droite Josée Massi (29,5 %), qui devrait bénéficier d'un « barrage républicain » après le retrait du sénateur LR Michel Bonnus (15,7 %).

Lille : l'alliance des socialistes et des écologistes face à LFI

Malgré une alliance entre le maire socialiste sortant Arnaud Deslandes (26,26 %) et l'ex-tête de liste écologiste Stéphane Baly (17,75 %), tout n'est pas joué face à la candidate insoumise Lahouaria Addouche (23,36 %). Deux autres candidats restent en lice : la députée Renaissance Violette Spillebout (11,14 %) et l'eurodéputé RN Matthieu Valet (10,9 %).

Le Havre : victoire en vue pour Edouard Philippe

Arrivé largement en tête au premier tour (43,76 %), l'ex-Premier ministre Edouard Philippe affronte son rival communiste Jean-Paul Lecoq (33,25 %) et le candidat de l'UDR et du RN Franck Keller (15,3 %).

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