Cinq candidats confrontés au défi de la réindustrialisation d'Alès pour les municipales 2026
Municipales 2026 : cinq candidats débattent de la réindustrialisation d'Alès

Municipales 2026 : le défi de la réindustrialisation d'Alès au cœur des débats

À l'approche des élections municipales des 15 et 22 mars 2026, Midi Libre a organisé une grande tournée des débats. Ce mercredi 25 février 2026, le pôle mécanique d'Alès a accueilli un échange entre cinq candidats, centré sur quatre grands thèmes : l'urbanisme, la sécurité, l'emploi et la culture. La question économique, arrivée en troisième position, a suscité un constat commun mais des lectures divergentes pour corriger le taux de chômage de 12,9% qui frappe cette ville, deuxième pôle industriel d'Occitanie, contre une moyenne nationale de 7,9%.

Des perspectives historiques et des solutions concrètes

Pour Jérôme Garcia, candidat de Lutte ouvrière, les difficultés actuelles nécessitent un rappel historique pour éclairer "la rapacité du capitalisme". Il souligne que "les maîtres des mines et des forges ont fait venir de la main-d'œuvre de toute l'Europe et d'ailleurs", ajoutant que pendant la guerre, l'industrie chimique à Salindres a fonctionné avec des travailleurs indochinois. Aujourd'hui, selon lui, ces capitalistes ont investi ailleurs, laissant la misère locale.

Christophe Rivenq, maire sortant d'Alès, rappelle que le taux de chômage était de 25% à l'arrivée au pouvoir de son prédécesseur Max Roustan en 1995. Grâce aux actions des trente dernières années, il est aujourd'hui de 12%, malgré la perte de 30 000 emplois à la fermeture des mines. Il cite notamment la création du pôle mécanique, l'agence de développement Myriapolis et la revitalisation de friches industrielles comme efforts pour limiter la casse de la désindustrialisation.

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Propositions pour éviter de devenir "le bronze cul de l'Europe"

Paul Planque, candidat communiste, avance un programme pour éviter qu'Alès ne demeure "le bronze cul de l'Europe". Souhaitant reconquérir le titre de capitale industrielle, il s'appuiera sur les outils locaux comme l'École des mines et les savoir-faire en métallurgie ou chaudronnerie. Il propose de favoriser l'implantation d'activités telles que les éoliennes urbaines, permettant à Alès de devenir un pôle d'excellence environnementale.

Basile Imbert, candidat socialiste, propose la signature d'un pacte de l'économie sociale et solidaire (ESS) pour donner des moyens supplémentaires à ses acteurs, dans un secteur gros pourvoyeur d'emplois non délocalisables. Il souhaite agir par la commande publique afin que l'argent soutienne l'emploi local.

Le désenclavement, un point d'accord crucial

Marc Infantes, candidat divers droite, avance que des actions comme celles-ci demandent "le désenclavement d'Alès", avec l'achèvement de la 2x2 voies, afin d'attirer les investisseurs. Ce point constitue l'un des rares accords entre le maire sortant et ce candidat, soulignant l'importance des infrastructures pour la relance économique.

Ces échanges illustrent les défis complexes auxquels fait face Alès, avec des propositions variées allant de la relance industrielle traditionnelle à l'innovation environnementale, en passant par le renforcement de l'économie sociale et solidaire. Les électeurs devront trancher en mars 2026 sur la meilleure voie pour redynamiser cette ville historiquement industrielle.

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