Présidentielle 2026 : derrière Attal, les macronistes historiques commencent à se faire une raison
À moins d'un an du premier tour de l'élection présidentielle de 2026, le paysage politique français se recompose. Du côté de la majorité présidentielle, l'idée que Gabriel Attal pourrait être le candidat naturel du camp macroniste fait son chemin, même chez les figures historiques du mouvement. Après des mois de tensions et de doutes, une forme de résignation s'installe.
Les macronistes de la première heure, ceux qui ont porté Emmanuel Macron dès 2016, voient avec un mélange d'amertume et de réalisme la candidature potentielle de l'ancien Premier ministre. Certains, comme l'eurodéputé Pascal Canfin, appellent à l'unité derrière Attal, estimant qu'il incarne la meilleure chance de continuité. D'autres, plus discrets, confient en privé que la dynamique est désormais en sa faveur.
Un congrès en janvier pour trancher
Le parti Renaissance doit organiser un congrès en janvier 2026 pour désigner son candidat. Si plusieurs noms ont circulé – comme ceux de Gérald Darmanin ou d'Édouard Philippe –, Gabriel Attal semble aujourd'hui le mieux placé. Sa popularité dans les sondages et sa capacité à incarner un renouveau générationnel séduisent une partie de l'électorat macroniste. Cependant, les critiques du bilan d'Emmanuel Macron et la nécessité de se démarquer tout en restant fidèle à l'héritage compliquent la tâche.
Les macronistes historiques, eux, doivent digérer le passage de témoin. Certains militent pour une primaire ouverte, tandis que d'autres estiment que le parti doit éviter une guerre interne qui affaiblirait leurs chances. Le temps presse, et la stratégie de rassemblement semble l'emporter.
L'ombre de Macron
L'ancien président Emmanuel Macron, bien que retiré de la vie politique active, reste une figure centrale. Son soutien, ou son absence, pèsera lourd dans la balance. Selon des sources proches, il suivrait de près les évolutions et pourrait peser en faveur d'Attal, qu'il a lui-même promu au poste de Premier ministre en 2024. Les macronistes historiques, qui ont souvent critiqué l'arrivée de nouveaux visages, doivent composer avec cette réalité.
En coulisses, des réunions discrètes se multiplient pour préparer l'après-Macron. Les élus locaux, les cadres du parti et les députés sont sondés. L'objectif : éviter une implosion et présenter un front uni face à une opposition qui rêve de revanche. La résignation des anciens pourrait être le prix à payer pour la survie du mouvement.
Reste à savoir si Gabriel Attal parviendra à convaincre au-delà de son camp. Les prochains mois seront décisifs, avec des échéances locales et des débats internes qui façonneront la candidature macroniste pour 2026.



