Municipales à Lège-Cap-Ferret : duel final entre Gonneville et la fusion Sammarcelli-Pastor-Brunet
Lège-Cap-Ferret : duel final entre maire sortant et fusion

Municipales à Lège-Cap-Ferret : un duel final tendu avant le scrutin

Ce jeudi soir marque la fin officielle de la campagne électorale à Lège-Cap-Ferret, où les deux listes encore en lice ont tenu leurs dernières réunions publiques. D'un côté, Philippe de Gonneville, le maire sortant Horizons, défend sa liste D'intérêt presqu'île. De l'autre, la liste Unis pour l'alternance résulte de la fusion entre Thomas Sammarcelli et Fabrice Pastor-Brunet, qui ont uni leurs forces après le premier tour.

Les chiffres du premier tour et les enjeux du second

Au premier tour, Philippe de Gonneville est arrivé en tête avec 39,14 % des suffrages, devant Thomas Sammarcelli (29,53 %) et Fabrice Pastor-Brunet (23,17 %). Mathématiquement, la fusion des deux listes d'opposition pourrait sembler donner l'avantage aux challengers. Mais le maire sortant tempère immédiatement cet optimisme : « Personne n'est propriétaire de ses voix, ni moi, ni messieurs Sammarcelli et Pastor-Brunet. C'est une nouvelle élection qui commence. Tout est redistribué. »

La fusion expliquée et défendue

Fabrice Pastor-Brunet révèle que Philippe de Gonneville l'a contacté dès le dimanche suivant le premier tour pour lui demander, à plusieurs reprises, de maintenir sa liste. « Je ne pouvais pas fusionner avec la majorité actuelle », explique-t-il, justifiant ainsi son rapprochement avec Thomas Sammarcelli. Des choix difficiles ont dû être faits concernant la composition de la liste fusionnée, avec des départs et des arrivées. « Ce n'est pas une décision facile à prendre », reconnaît Fabrice Pastor-Brunet.

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Sur le fond, les deux têtes de liste fusionnées insistent sur leur complémentarité. « Nos différences sont une richesse pour la commune », affirme Thomas Sammarcelli. « Nous avons un projet commun : améliorer la vie de nos concitoyens. Les habitants ont besoin que des gens travaillent enfin sur les dossiers, et on ne sera pas trop de deux pour trouver les meilleures solutions », renchérit Fabrice Pastor-Brunet.

Un projet axé sur la proximité et une nouvelle gouvernance

Leur programme met l'accent sur un changement radical dans la relation avec les administrés. Thomas Sammarcelli promet de « relancer deux fois par mois les permanences du maire sans rendez-vous », de « retransmettre sur les réseaux les conseils municipaux » et de « déjeuner avec les commerçants ». Fabrice Pastor-Brunet abonde dans le même sens : « Les élus doivent être accessibles, disponibles, simples. Il faut être sincère, avoir envie d'aider. »

Concernant leur future collaboration en cas de victoire, Thomas Sammarcelli se veut rassurant : « Nous aurons une relation normale entre un maire et son adjoint, une complicité. Un maire n'impose pas ses points de vue. »

Le maire sortant dénonce une "tambouille politique"

Philippe de Gonneville, de son côté, ne mâche pas ses mots pour critiquer cette alliance de dernière minute. Il parle ouvertement de « tambouille politique » et estime que « cette fusion est très mal perçue par les habitants ». Pour lui, il s'agit d'une « trahison de leurs électeurs et de leurs colistiers qui sont éjectés ». « La politique à Paris, Marseille, d'accord, mais pas ici. Pastor-Brunet et Sammarcelli ne sont visiblement intéressés que par la répartition des postes », accuse-t-il.

Thomas Sammarcelli rétorque en pointant du doigt ce qu'il appelle les « combinaziones » du maire sortant : « Si négocier avec un concurrent pour qu'il se maintienne au second tour, ce n'est pas de la combine, c'est que je n'y connais rien. Et qu'en est-il des sénatoriales de 2026 ? »

Un duel sur le fond et la forme

Le débat dépasse les simples accusations pour toucher au projet même des candidats. Philippe de Gonneville interroge : « On ne sait plus quel est leur programme, et qui va gouverner, Pastor-Brunet ou Sammarcelli ? Et qui nous représentera à la communauté d'agglomération ? C'est comme si la situation de l'Assemblée nationale allait déteindre sur la Presqu'île. »

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Malgré la fusion, le maire sortant reste confiant : « Il y a une liste en tête, de plus de dix points, et c'est la nôtre. Et notre liste n'est pas issue d'une tambouille, elle va dégager une majorité claire, stable. Les électeurs ont le choix : un candidat expérimenté à la tête d'une liste unie versus une équipe de dernière minute dont le seul objectif est de se partager le pouvoir. Où est le fond ? » Il reproche également à Thomas Sammarcelli d'avoir refusé un débat qu'il avait proposé.

La composition de la liste fusionnée

La liste Unis pour l'alternance intègre onze colistiers de Fabrice Pastor-Brunet, dont lui-même qui prend la place de Thierry Sanz en troisième position. Les nouveaux venus sont :

  • Pascal Lecland
  • Pascale Penchaud-Mesnier
  • Serge Macouillard
  • Sylvie Colombel
  • Roger Elizondo
  • Nicole Boenard
  • Marie Mounielou
  • Alain Brailly
  • Marie-Laure Traissac
  • Catherine Brossard

En contrepartie, dix membres de la liste initiale de Thomas Sammarcelli ne se représentent pas :

  • Jérôme Mazurier
  • Lucie Saubesty
  • Georges Pujolas
  • Jean-Michel Despax
  • Nathalie Lucine
  • Hélène Alouges
  • Myriam Sans
  • Amaury Bucau
  • Marie Jullian
  • Cyril Miguez

Les électeurs de Lège-Cap-Ferret ont désormais tous les éléments en main pour choisir, lors du scrutin décisif, entre la continuité portée par Philippe de Gonneville et l'alternance proposée par le duo Sammarcelli-Pastor-Brunet.