Une soirée électorale sous le signe de la déception pour la gauche rochelaise
Ce dimanche soir, la liste La Rochelle Unie, portée par l'union de la gauche (Parti socialiste, Parti communiste, Écologistes et Collectif Assemblée citoyenne), a connu une issue décevante en terminant deuxième avec 29,99% des voix. Dès les premières estimations, le scénario s'est dessiné dans la permanence de campagne, confirmant la victoire d'Olivier Falorni qui l'avait devancée de près de 12% au premier tour.
Une ambiance contrastée sur le parvis de la mairie
Vers 20h30, une cinquantaine de soutiens de la socialiste Maryline Simoné entouraient la tête de liste en chantant à tue-tête sur le parvis de l'hôtel de ville. Le refrain, inspiré du répertoire des luttes sociales, résonnait particulièrement alors qu'Olivier Falorni venait d'entrer dans le bâtiment en vainqueur, accueilli par ses propres supporteurs.
Pour effacer la déception des visages, la candidate a retrouvé le sourire et lâché quelques mots émus : « Vous êtes une équipe merveilleuse ! Je vous avais dit qu'on allait se faire plein de souvenirs… Notre projet était fort, sérieux et plein d'humanité. On va se battre pour le faire vivre ! »
Les premières estimations annonçaient déjà le résultat
Deux heures plus tôt, à la permanence de campagne de la rue des Dames, l'affaire paraissait déjà pliée. Maryline Simoné, entourée d'une dizaine de militants attentifs, voyait tomber les premiers résultats partiels venus d'observateurs répartis dans les 61 bureaux de vote.
L'ambiance n'était pas au drame pour autant. La candidate restait attentive à chacun, rigolant volontiers quand on s'amusait d'un militant de 89 ans, assis à la table de saisie des résultats, « qui a toujours une affiche dans le coffre de sa voiture ! »
Le constat des colistiers et la réaction face à la défaite
Jean-Marc Soubeste, conseiller municipal d'opposition sortant et colistier écologiste, suivait les opérations avec lucidité : « On n'a pas su convaincre, pas suffisamment. » Katia Bourdin, conseillère régionale, s'alarmait quant à elle des résultats dans d'autres villes : « Poitiers, c'est perdu… Limoges, aussi. »
Dans la salle de l'hôtel de ville, Maryline Simoné continuait de répondre aux sollicitations des médias et amis. Mais quand le maire sortant, Thibaut Guiraud, a proposé à Olivier Falorni – qui n'était pas encore arrivé – de prendre la parole, la réaction a été immédiate. « Ah non ! », a-t-on entendu dans les rangs de La Rochelle Unie.
Une fin de campagne dans la tradition rochelaise
Direction la sortie, puis la rue Saint-Jean-du-Pérot où l'équipe avait réservé pour un apéro. « On va terminer cette campagne comme on sait faire, en buvant un verre et en s'amusant ! » Et parce qu'à La Rochelle Unie on aime visiblement chanter, il y avait même karaoké au programme pour clore cette soirée électorale.
Malgré la déception, les militants de la gauche unie ont ainsi choisi de célébrer leur campagne « joyeuse » comme ils l'avaient promise, gardant intacte leur détermination pour les combats à venir.



